Dans les îles de la lune, nous avons fait nôtre l’idée d’aller toujours à contre-courant de la marche du monde. L’isolement géographique, à l’heure de la globalisation et de l’Internet, ne saurait constituer une justification à notre attitude.
Alors que la crise financière pénètre à grands pas dans les méandres de l’économie mondiale, le microcosme politique est en train de monter des stratégies qui ne semblent pas prendre en compte le contexte géostratégique qui est le nôtre.
On peut comprendre qu’avec la détérioration des prix de nos principaux produits de rente, les superstructures soient devenues la principale industrie pourvoyeur de main d’œuvre. Le comble est que celles-ci auront dans un proche avenir du mal à se maintenir ad eternum.
Le pire étant, peut-être, devant nous au niveau de l’aide internationale destinée aux pays pauvres. Il serait juste que le microcosme prenne la mesure des difficultés que connaissent leurs concitoyens dans la vie de tous les jours. L’insécurité alimentaire et les autres slogans sur la faim, du système onusien, que nous célébrons chaque semaine, sont devenus des réalités pour notre population.
Alors de grâce, ouvrons les yeux et cessons de rêver. Notre frêle esquif ne pourra tenir longtemps sur une mer déchaînée, avec à la barre moult capitaines, qui même avec des vents favorables ne savent pas où ils veulent aller, pour paraphraser un grand penseur grec.
Et pourtant, il serait judicieux d’opérer une remise en question dans notre façon de considérer la politique, dans un sens à apporter des réponses pertinentes aux différents imbroglios et autres combinaziones que nous échafaudons à tout bout de champ. Pour l’instant, force est de constater que nous nous plaisons à patauger dans la mare, tels des vilains petits canards. Nous écrivons souvent dans ces colonnes, qu’il est nécessaire de dépasser les oppositions vaines entre le tout ou rien et opter pour des approches plus constructives basées sur un sens aigu de l’intérêt général.
Ceci étant dit, on peut penser que les îles de la lune n’ont pas encore fini avec leur cure de jeunesse. On avait cru comprendre que l’autonomie que nous réclamions à corps et à cris pour les iles consisterait pour nous, à retourner à la base des problèmes concrets rencontrés par la masse de nos concitoyens. L’on se rend compte que le microcosme dans son ensemble est à cent lieux de partager cette vision.
Pour lui, c’est au plus, une façon de s’asseoir autour d’une grande table et se partager un gâteau qui malheureusement, chaque jour, se réduit comme une peau de chagrin. Nous ne pouvons pas continuer indéfiniment la politique de l’autruche.
Il requiert de notre intelligentsia, d’apporter une réflexion sur les moyens les plus adéquats pour impulser une vraie stratégie de mobilisation des ressources au service d’un développement maîtrisé. Les jérémiades sans fin, d’une classe politique à bout de souffle, pour ne pas dire en panne d’imagination font que le citoyen lambda ne sait plus où donner de la tête.
Mmagaza
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