Dans un petit livre intitulé « Le principe de Peter », l’auteur démontre que toute personne aspire à accéder à un poste où il devient incompétent. En effet, quand vous excellez dans un domaine et que l’on vous remarque, on vous propulse à un niveau supérieur, où vous devenez subitement incompétent, dans la mesure où la plupart du temps, le poste ne correspond pas à votre profil. On pourrait penser que depuis plusieurs décennies dans les îles de la lune nous sommes en face d’une telle situation, et qu’elle est la cause des dysfonctionnements, que l’on observe un peu partout. Paradoxalement, le plus souvent, ce sont en principe des personnes qui ont échoué lamentablement dans leur secteur, qui se trouvent propulsées encore plus haut dans la pyramide.
Dans les îles de la lune, ceux qui ont servi loyalement l’Etat sont considérés comme des « ratés » de la société, dans la mesure où la plupart d’entre eux n’ont pas « réussi » à se faire une place au soleil. Et on pourrait se demander si à la limite, il ne faudrait pas que ces « ratés » soient jugés pour n’avoir pas été malhonnêtes ! Un comble !
Quand on examine les comportements de notre classe politique, on est abasourdi, tant par les déclarations contradictoires qu’elle tient, que par des comportements qui frôlent l’indécence, dans les alliances de hasard et autres regroupements. Il est actuellement établi, que le pays doit gérer le devenir de toute une classe politique, qui se trouve face à un trop plein.
Aujourd’hui dans les réseaux sociaux, les internautes de la diaspora ne manquent pas une occasion de fustiger le manque de réactivité de l’opinion nationale face à la situation politico-sociale dans le pays. En fait, nos compatriotes ne savent plus sur quel pied danser quand ils font un feed-back de ce qu’il s’est passé durant les dernières décennies. Le problème est que dans les iles de la lune, la mémoire courte a toujours constitué un élément moteur de tous les apprentis politiciens. Si on veut être cynique, on pourrait affirmer que les « Mdjidjengo » sont creux à l’intérieur dans la mesure où en dehors d’une pléthore d’employés, et des discours de victimisation dans les médias, c’est le vide sidéral comme bilan. On en arrive à nager sur du surréalisme.
L’autonomie dont les gens rêvent, c’est une autonomie du quotidien. C’est une autonomie qui rapproche les citoyens de l’administration, qui règlent les problèmes loin d’une bureaucratie paralysante. Ce n’est pas la gestion d’une administration parallèle à celui de l’Etat central.
Tout cela ne veut pas dire que ce dernier est sans reproches. Loin de là. Mais, il nous faut être sérieux dans notre organisation si nous voulons être efficaces et efficients dans nos actions. Nous ne pouvons pas passer tout notre temps dans des débats interminables sur la mise en place de superstructures budgétivores alors que notre population a faim, que nos enseignants trainent des arriérés, que nos sociétés d’état sont toujours aussi opaques, que l’inflation croît et ainsi de suite.
Les Comores ne sont pas le centre du monde. On ne le répétera jamais assez.
Mmagaza
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