Tous les analystes de tous bords et de tous poils reconnaissent la forte demande sociale qui émane de la base dans les iles de la lune. Or cette demande ne peut être satisfaite par des considérations purement politiques pour ne pas dire politiciennes. Le bon peuple veut toucher du concret. En effet, la pauvreté n’est plus le concept abstrait des rapports des honorables institutions internationales.
Cette pauvreté qui ne veut pas dire son nom chez nous s’infiltre insidieusement sous les portes de nos villes et villages et cassent les structures familiales même les plus solides. Et c’est elle qui conditionne les comportements des uns et des autres et bouscule les idées généreuses de solidarité et d’entente que l’on croyait éternelles sans les cœurs de nos communautés.
Il faut reconnaître que la plupart des paramètres sont brouillés et plusieurs inconnues subsistent. Or, la plupart de nos politiciens a tendance à examiner le monde dans lequel nous évoluons à l’aune de ses propres sentiments, ce qui est louable en soi mais insuffisant pour se diriger dans la mer agitée que nous traversons.
Personne n’est en mesure de proposer une grille d’analyse de la situation présente dans la mesure où les informations essentielles pour se faire une idée ne sont plus disponibles qu’au niveau d’un cercle très réduit. Cela amène les uns et les autres à faire des analyses sur des hypothèses qui se révèlent le plus souvent fausses.
Qu’on se le dise, nos minuscules îles ne représentent pas grand-chose pour le moment dans l’échiquier géostratégique. Pour rappel, notre continent ne représente que moins de 2% du commerce mondial. Et pourtant nous devons toujours nous interroger sur ce que nous représentons en termes d’intérêts politico-économico-stratégiques dans notre zone. Et en quel sens nos gesticulations influencent-elles le cours des évènements dans notre région? Et déjà on peut imaginer le grand charivari, quand va se poser la question de la gestion des hydrocarbures.
Mais le vrai dilemme réside dans le comportement de notre microcosme dans les rangs de l’opposition, qui toujours fidèle à lui-même, se multiplie à chaque crise, tel un hydrique à plusieurs têtes. Face à des échéances inéluctables, il multiplie les plans stratégiques pour accéder aux postes les plus hauts au sein de la haute stratosphère des îles de la lune.
Nous nous complaisons dans cette situation qui en apparence, nous donne l’impression d’avancer alors que nous faisons du sur place. Situation à l’image du‘’Djaliko’’ cette danse où l’on fait un pas en avant et deux pas en arrière.
Doit-on continuer à se fermer les yeux et croire que les choses finiront par s’arranger d’elles‐mêmes dans le meilleur des mondes ? Ne doit-on pas en finir avec cette mauvaise foi qui nous a toujours caractérisés? Devons nous continuer à croire que nos querelles byzantines sont la solution à nos problèmes ? Autant de questions qui doivent nous interpeller.
Et pourtant il convient de relativiser un peu nos difficultés actuelles dans la mesure où il paraît « qu’il n’est aucun problème humain qui ne puisse trouver de solution, puisque cette solution existe en nous. Mais, la trouver, la dégager, l’appliquer, exige un effort d’une intensité et d’une fécondité particulière, puisqu’il s’agit d’un effort de conscience ».
Mmagaza
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