« Kassi, nde wudjuwo siri za mtsundji »
Les conséquences du dernier toilettage institutionnel donnent de la graine à moudre à tous les analystes sous les cocotiers, même si nous savons tous que chez nous tout est relatif, surtout quand il s’agit de respecter des règles. Nous sommes toujours les premiers à fustiger toute personne qui veut vous faire comprendre qu’elle ne peut pas vous rendre un service car elle enfreindrait la loi.
Des propos tel que « la constitution n’est pas le coran » sont utilisés par la classe politique pour justifier des passages en force, à l’exemple des basketteurs. Naturellement, la faiblesse des moyens explique dans une large mesure la qualité des services attendus. A cela s’ajoute des insuffisances des capacités à tous les niveaux. La prise en compte de ces éléments ne peut, cependant pas suffire à expliquer, à lui seul, la médiocre qualité des services rendus.
Par ailleurs, on ne peut s’empêcher de croire que la mauvaise foi de certains contribue pour beaucoup dans la création d’un climat qui n’est pas propice à la prise d’initiatives. Les gens devenant méfiants les uns par rapport aux autres.
Dans ce contexte, malgré l’existence d’un certain nombre de personnes qui se sont engagées depuis des décennies sur les questions de développement, l’on semble être atteint d’une maladie, qui consiste à refuser le développement.
La promotion d’une stratégie de développement chère aux économistes du système des Nations-Unies ne pourra se faire du jour au lendemain. Pour que cela se fasse, il faudrait en finir, avec cette étroitesse d’esprit, qui consiste à croire que nous détenons à nous seuls les clés de notre développement.
Les notions d’interdépendance et de synergie sont des notions très abstraites pour l’ensemble de nos décideurs. L’expérience des entités insulaires qui se sont toujours considérés comme des forces d’opposition que de proposition en est une bonne illustration.
En fait, dans nos îles, les responsables devraient avoir l’esprit d’un coureur de relais, savoir que suivant les paramètres inhérents à l’insularité, nul ne peut à lui seul parcourir la distance réglementaire sans passer le relais au suivant. Et cet esprit du relais est valable dans tous les secteurs. Cette mobilité devrait être ancrée en nous. Elle permettrait de nous éviter de passer notre temps dans des discussions à n’en plus finir et amènerait certainement les uns et les autres à réfléchir à autre chose.
On peut affirmer que notre drame, vient tout simplement du fait, que nous n’avons pas les moyens de nos ambitions. Il nous faudrait refuser de jouer à chaque fois à la politique de l’autruche. On Peut dire qu’en ce moment c’est l’adage « Dit moi qui tu hantes, je te dirai qui tu hais ! » qui va s’appliquer. Le pays n’a donc pas fini sa longue quête pour trouver son chemin.
Mmagaza
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