La Gazette

des Comores

Habari za udunga / L’audace d’espérer

Habari za udunga / L’audace d’espérer © : HZK-LGDC

« Tsandza nikedro, no nitsi hibe, nitsi dhulumwu » Sedo Nous avons emprunté ce titre à un livre d’un ancien locataire de la Maison Blanche, en l’occurrence Barack Obama, pour illustrer notre propos. En effet, quand on observe les comportements de notre classe politique dont la majorité a une instruction au dessus de la moyenne, on ne peut manquer de se poser pas mal de questions.


Dans les îles de la lune, nous avons le plus grand mal à appréhender la réalité qui est la nôtre. S’il est vrai que nous disposons de ressources humaines adéquates pour faire face à un certain nombre de situations ou de problèmes, nous avons toujours eu le plus grand mal à faire abstraction de nos petits divergences face à des situations qui réclame une convergence de vue et d’actions.

 

Et pourtant, chaque jour qui passe, voit fleurir un politicien par là, un parti politique par ci, qui vous propose d’aller avec eux dans une aventure, sans fin diront les mauvaises langues. Doit-on continuer à se fermer les yeux et croire que les choses finiront par s’arranger d’elles-mêmes dans le meilleur des mondes ? Ne doit-on pas en finir avec cette mauvaise foi qui nous a toujours caractérisé et oser nous regarder devant une grande glace ? Devons-nous continuer à croire que nos querelles byzantines soient la solution à nos problèmes ? Autant de questions qui doivent nous interpeller.

 

Nous disons souvent, que le pays dispose d'un potentiel intellectuel capable de produire un projet de société qui intègre les données et les paramètres du monde contemporain. Il nous manque surtout la volonté d'aboutir à cet idéal, pourtant à portée des mains.

 

Même si une personnalité aussi avisé que Paul Emile Victor a écrit concernant cette capacité de l’homme à l’oubli que : « Ce qui m'inquiète, c'est la pensée que l'homme est capable de s'habituer aux pires conditions de vie. Il pourra trouver parfaitement normal d'ici un siècle, de vivre prostré dans quelques bunkers, avec des masques, de l'air artificiel. Il ne saura même plus alors que l'on vivait autrement. Que restera-t-il alors de l'homme ? »

 

Il faudrait cesser de toujours rejeter la faute sur les autres, il nous faut oser faire une autocritique qui puisse nous aider à nous améliorer, à travers les difficultés et les drames qui sont le lot quotidien de nos pays à s’unir pour relever les défis du sous-développement.

 

Dans les îles de la lune, nous avons fait de la politique un marché où tout le monde est vendeur et acheteur à la fois. Le nombrilisme est devenu notre point de mire. Le monde tel qu’il est, nous refusons de le voir. Nous nous sommes engagés dans l’obscurantisme, cette « attitude d’opposition à l’instruction, à la raison et au progrès. »

 

Ayons l’audace d’espérer qu’un jour, le pays s’unira pour ériger une société tournée vers le progrès et la transparence.

 

Mmagaza

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.