Un grand politicien du microcosme, à qui l'on demandait le secret de sa longévité dans l'arène politique, disait qu'il compare toujours la politique au « ngoma ya nyombe », le fameux tam-tam bœuf. C'est une stratégie ou une tactique qui semble porter ses fruits dans nos îles de la lune. Nous constatons qu'aujourd'hui, loin d'être la stratégie d'un solitaire, elle semble avoir fait des émules parmi nos compatriotes, qui prennent la mesure du temps perdu à vouloir affronter des forces, qui la plupart du temps sont disproportionnées. Nous-nous rappelons aussi du fameux "Ntsushindo mana nawandru" (je suis fatiguée de toujours me fâcher avec des gens) d'une certaine dame.
Ceci, pour rappeler à certains de nos grands esprits, de méditer un peu sur la finesse et l'esprit de compromis qu'il convient de faire dans nos minuscules îles. Nous écrivons toujours, qu'il est essentiel de pouvoir avancer chaque jour et poser des jalons, si petits soient-ils. Pour rester sur une histoire de cornes, l'ancien président AAA, disait que "son gouvernement avait des grandes cornes qui pouvaient faire très mal, mais avait aussi des mamelles avec du très bon lait," comme quoi cette histoire de bœufs a des beaux jours devant elle et tant pis pour les canards boiteux, pour paraphraser feu Charleston.
Et, permettez-nous de vous raconter cette histoire de ce professeur qui à chaque début d'année, arrivait en classe avec un panier en osier et qu'il mettait sur la table. II remplissait le panier avec des gros cailloux et demandait aux étudiants si le sac était plein et ils répondaient par l'affirmatif.
Ensuite, il prenait des cailloux de taille moyenne et rajoutait sur les grosses et redemandait si le panier était toujours rempli et obtenait une réponse similaire à la première. Et, une troisième fois, il prend du sable qu'il rajoute au panier avec les gros et les cailloux moyens et demande si pour eux le panier est toujours plein. Réponse, toujours affirmative. Comme quoi, nous devons persévérer dans l'apprentissage de la marche du monde. Les îles de la lune ont des ressources pour avancer, il leur manque pourtant l'essentiel : l'art des petits pas.
A ne rien faire, on peut arriver à croire qu'il n'y a rien à faire, disait quelqu'un quelque part. Chez peines du monde à nous mettre d'accord sur le chemin à prendre, pour une destinée, qui ne peut-être, que commune.
Mmagaza
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC