La Gazette

des Comores

Habari za udunga / La politique est autre chose

Habari za udunga / La politique est autre chose © : HZK-LGDC

Nous ne le répéterons jamais assez, nous devons essayer, même si cela heurte notre manière de penser, d’intégrer le monde dans lequel nous vivons dans notre subconscient. Si on dit que chaque communauté est porteuse d’exigences spécifiques qui dépendent de leurs systèmes sociaux et de leurs représentations culturelles, il n’en demeure pas moins que le monde actuel ne se développe pas en vase clos.


Les nouvelles technologies de l’information et de la communication donnent l’opportunité aux dirigeants éclairés et la possibilité d’ancrer leur pays dans les réalités du moment. La nature virtuelle de ces technologies du 21ème siècle poussent les gens à projeter encore plus leur vision du monde en devenir.

 

Il s’agit de faire en sorte que notre pays puisse jouer un rôle clé dans cette dynamique. Plus largement, cela devrait nous obliger à repenser les missions qui doivent revenir à nos différentes structures et pouvoir cadrer les responsabilités des uns et des autres. C’est un choix que nous devons imprimer dans un processus et qui tienne compte dans une certaine mesure des rapports de forces actuelles dans le monde.

 

Mais comme toujours, les uns et les autres s’accusent de tous les maux, oubliant qu’en dernière instance c’est au peuple de trancher et non les points de vue de partis politiques qui poussent comme des champignons après la pluie.

 

Alors que le pays le plus puissant du monde, est en train de chambouler ses relations avec ses partenaires traditionnelles au nom des grands principes commerciaux qui sont censés gouverner la planète, les îles de la lune se peuvent pas se payer le luxe de gloser à l’infini sur les quelques articles de leur énième constitution qu’ils n’ont jamais réellement appliqués.

 

Il va de soi que les règles de base relatives aux droits de l’homme doivent être le socle de la gouvernance, doivent être au centre de nos rapports sociaux. Sur cet aspect, les gouvernants devraient faire preuve de retenu et se dirent que la vie est une roue qui tourne dans le temps. Aussi, tout cela nous demande de renouveler notre manière d’aborder notre mode de gouvernance.

 

Pourtant, il nous parait illusoire et inefficace de croire que du jour au lendemain, le microcosme pourra se muer en son contraire. Toutefois, on peut penser qu’au fil du temps des hommes et des femmes prendront conscience du temps que nous perdons dans des futilités. Du temps que nous perdons à enfoncer des portes ouvertes, que perdons dans des débats stériles.

 

Après plus de quarante ans d’indépendance, nous devons essayer de nous ressaisir. Le principal message serait de faire en sorte que nos concitoyens puissent croire que la politique est autre chose que le mensonge, les coups bas et les peaux de bananes que l’on se glisse les uns et les autres.

 

Entre temps, on peut espérer que les chamboulements qui balayent la planète nous seront doux et légers. On peut toujours rêver. On est dans les îles de la lune.

 

Mmagaza

 


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