Alors que les frontières de l’occident deviennent de plus en plus hermétiques pour l’émigration, et face à la mondialisation de l’économie, nous n’avons d’autres initiatives que de nous lancer dans le chantier de la lutte contre la pauvreté, qui passe par des investissements dans tous les domaines et à tous les niveaux. En nous rappelant qu’aujourd’hui les financements et le partenariat sont de plus en plus cruciaux pour améliorer la gouvernance et par ricochet l’Etat de droit.
Tandis que la situation économique ne s’améliore pas, du côté du pouvoir ou des pouvoirs, c’est selon, « on » se donne du baume au cœur à la façon de Madame la Marquise : « Tout va très bien ». Or l’opinion aimerait que nos autorités se donnent la peine d’expliquer de quoi demain sera fait. La confiance oui mais pas toujours à crédit comme dirait mon voisin de la boutique d’à côté. La question des jeunes que nous laissons à la marge doit interpeler nos consciences et ne doit pas devenir des statistiques dans des chronos dans les cabinets ministériels.
Depuis l’indépendance, en termes de gouvernance, on est passé progressivement de la situation coloniale à une situation où nous sommes dirigés par des préceptes issus du discours technocratique des institutions internationales. Avec tout cela comporte d’effets collatéraux.
Il est inutile de rappeler ici les effets désastreux des programmes économiques mis en œuvre par les pays pauvres et ‘’dictés’’ par ces honorables institutions. Aujourd’hui le nouveau président américain se prépare à couper les contributions de son pays au niveau de ces instances avec les conséquences que l’on peut aisément imaginer sur les pays en développement.
On peut toujours effacer nos dettes mais sans le développement de nos capacités à mobiliser des ressources sur la base de programmes cohérents nous serons toujours voués à tourner en ronds en attendant les prochaines générations pour une autre ronde.
Nos responsables devraient recentrer les actions de l’Etat dans ses prérogatives régaliens et donner des signaux forts aux responsables techniques des différents départements quant aux compétences qui leurs sont dévolues. Il s’agit en fait d’éviter de perdre encore des années au lieu d’avancer dans le renforcement de certains acquis.
L’Etat comorien doit se donner les moyens de ses ambitions et pour cela, la définition d’objectifs à moyen terme est un impératif. Sinon le risque est grand de passer notre temps à éteindre des feux de brousse que certains pyromanes de la politique politicienne se font un malin plaisir à allumer ici et là dans l’objectif inavoué de disperser les efforts de l’Etat.
Dans tous les cas de figure, il faudrait donner au plus vite une grande visibilité à la politique qui est menée, pour permettre aux habitants des îles de la lune de se faire une idée plus précise sur les axes de la politique actuelle. Le chef de l’Etat ne peut se permettre de rester longtemps sans donner une impulsion nouvelle au chemin qui reste à suivre. Eh oui, le temps passe.
Mmagaza
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