Le concept d’interaction désigne en biologie le processus par lequel deux ou plusieurs éléments se déterminent mutuellement par une relation réciproque. En sciences sociales, l’interaction désigne l’action des individus qui adaptent leurs comportements en fonction les uns des autres dans une situation donnée.
Dans les îles de la lune, les gens se réveillent le matin et échafaudent des indicateurs d’interactions entre les différents acteurs de la vie socio-économique. Nos fameux Bangwe sont des véritables réservoirs dans la création de ces indicateurs sortis tout droit de l’imagination de certains animateurs de ces structures traditionnelles.
Il ne faut pas être un très grand clerc, grand politologue ou versé dans la lecture des boules de cristal pour savoir que dans le pays on manque énormément de repères pour se guider dans la dédale des déclarations tant du régime que de l’opposition ou pour être précis de la cohorte des multiples courants et tendances qui les composent. Dans les iles de la lune comme un peu partout en Afrique, la notion d’opposant est quelque peu élastique dans la mesure où il est difficile de mettre un contenu cohérent à l’intérieur du concept.
Nous écrivons souvent que dans notre pays le sens pratique, le pragmatisme et la recherche de l'efficacité sont des notions abstraites. Nous nous contentons de nous enfermer dans un monde clos où tout est conditionné aux seuls rapports sociaux entre individus, familles et autres lignages. Nous avons le plus grand mal à nous projeter vers des horizons nouveaux, vers un élargissement de notre vision de l'avenir.
Chaque fois que viennent les difficultés, nous nous empressons de nous enfermer dans notre coquille, vide cela va de soi, et nous nous refusons d'appréhender les vrais problèmes. Notre jeunesse assiste chaque jour, impuissante, au bricolage de tous les aspects touchant à la bonne marche du pays. Et on ne peut pas se permettre de passer tout notre temps à bâtir des châteaux de cartes.
Aussi, on peut souhaiter que les interactions de tous ceux nous veulent « du bien », devraient concourir à trouver des consensus sur les grands maux du pays et qui sont connus de tous.
Notre drame vient surtout du fait que chacun de nous se sent capable d’être au gouvernail quelque soit le temps qu’il fait. Nous le disons souvent, il suffit d’un concours de circonstances pour se retrouver au sommet. « Zinu bahati zakalantsiza yandru », telle est l’explication basique.
Le plus important est d’admettre là où nous avons failli et d’ouvrir le débat à des nouvelles approches qui prennent en compte les réalités du pays et qui valorisent les compétences et l’honnêteté.
Mmagaza
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