La Gazette

des Comores

Habari za udunga / Equilibrisme quand tu nous tiens !

Habari za udunga / Equilibrisme quand tu nous tiens ! © : HZK-LGDC

Dans les îles de la lune, le concept « équilibre » figure parmi les concepts le plus usité par le microcosme politiques sous les cocotiers. Depuis 1978, il fait partie de la panoplie de tout bon politicien en quête d’un strapontin. Si à un certain moment, il a pu aider à trouver des compris dans le jeu subtile de la classe politique, il faut se dire qu’à certains autres moments, des opportunistes s’y sont glissé insidieusement pour se fondre dans la moule et ils sont devenus au fil du temps des spécialistes dans ce jeu d’équilibre.


Cet équilibrisme, tous azimuts, constitue, peut être, un des éléments, de notre instabilité actuelle. En effet, à force de vouloir à tous prix trouver un équilibre, on oublie l’aspect le plus important qui est la constitution d’équipes capables d’impulser des véritables stratégies de développement en dehors des contextes purement insulaires.

 

Ici la politique est conçue uniquement sous l’angle d’un partage de prébendes, postes dans les différentes administrations et de marocains ministériels. Peu importe si les routes partent en lambeaux, si l’eau ne coule partout sous les robinets dans l’ensemble du pays, si les hôpitaux deviennent des bâtisses sans âme, si les bâtiments  administratifs sont dans un état d’abandon, bref,  l’essentiel, c’est que chacun puisse y être casé quelque part.

 

Après avoir discuté du concept d’équilibre plus haut, il appartient au microcosme de prendre la mesure du retard accumulé dans beaucoup de domaines et du long chemin qui reste à parcourir pour poser les jalons de structures de gouvernance qui répondent aux attentes du pays réel et correspondant, par ailleurs, aux moyens financiers que nous pourrons leur allouer.

 

Par exemple, le fait que le mois de Mai de l’année dernière ne soit pas encore payé à l’ensemble des enseignants, risque de perturber la prochaine rentrée dans le secondaire et cela semble être un moindre souci pour les autorités en charge du dossier.

 

Pour en revenir à l’équilibrisme, c’est un exercice qui peut à la longue être périlleux pour les acteurs. Aussi, c’est une question de bon sens et de courage politique de s’y attaquer. Sinon, nous serons toujours condamnés à jouer à l’équilibrisme, et à devenir, de jour en jour, toujours  plus instable en tournant en rond, cela va de soi. Mais cela nécessite du doigté et de la patience pour amener les acteurs engagés dans cet exercice à changer d’option.

 

Avec les échéances qui s’en viennent comme diraient nos amis québécois, on aimerait voir nos prétendants aux fonctions les plus hautes sous les cocotiers, faire des propositions sur la base d’une analyse objective des impératifs dont doit face notre Etat.

 

Les domaines d’intervention ne manquent pas que ce soit la place de notre pays face aux enjeux géopolitiques, la crise sociale et ses répercussions sur le devenir de notre jeunesse, quelle politique énergétique impulser, la place centrale de notre diaspora dans le processus de développement tant économique, culturel et artistique. Sans oublier, les disparus du fameux visa de la mort.

 

Mmagaza

 


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