Alors que l’on s’approche du premier tour de la présidentielle, il convient de s’intéresser un peu des promesses faites aux électeurs par tout ce beau monde.
En effet dans les discours et les professions de foi, on a noté une absence criante d’arguments sur comment ils vont financer leurs multiples promesses. Si tout le monde s’accorde à vouloir mettre l’accent sur la bonne gouvernance, on sent un double discours. On considère que mettre en place un véritable Etat de droit est une nécessité mais en même temps on se refuse d’aller au fond sur les véritables blocages qui annihilent tous les efforts pour la mise en place des mécanismes transparents capables de jouer un rôle dans le captage des financements.
Tout le monde s’accorde à dire que la stabilité et la paix civile sont les conditions sine qua none pour attirer les investisseurs or à y regarder de près, on ne sent pas beaucoup de volonté de part et d’autre pour créer ces conditions. Ceci soulève bien des questions sur le sens que certains donnent à l’engagement politique. Il est temps d’admettre que notre pays est dans une situation qui exige que tous ses enfants prennent la mesure de leurs déchirements. Pour une très large part, l’état dans lequel se trouve le pays trouve son origine dans notre absence de mauvaise conscience.
Le drame est qu’il existe un vide politique, qui laisse à l’Etat la latitude de vivre au dessus de ses moyens. Le parlement se complait dans des prérogatives inutiles et ne se donne pas les moyens de jouer son rôle, de contrôle de l’action gouvernementale. Or, il faut définir très concrètement les secteurs d’intervention du parlement de façon à faciliter des relations qui rentrent dans le cadre normal d’une démocratie véritable. Le temps est venu pour nous d’admettre là où nous avons failli et d’ouvrir le débat à des nouvelles approches pour un développement au service des plus pauvres de nos concitoyens. Si nous en avons à cœur cela, les moyens pour y arriver ne nous feront pas défaut.
En effet, « il n’y a aucune raison pour que les Comores, ces îles de la lune ou îles aux parfums ne puissent connaître un art de vivre équilibré comme les autres petites îles de l’Océan indien grâce à un développement maîtrisé combinant stabilité politique, recherche de cohésion sociale, niveau de vie suffisant, conditions de vie décentes, possibilités de réaliser ses potentialités, etc…» Cet extrait fait partie de la conclusion du rapport national sur le développement humain de 2001, du Programme des Nations Unies pour le développement.
Le problème est qu’en regardant les uns et les autres dans les débats interminables dont nous avons le terrible secret, on est amené à se demander, si en dernier ressort, tout le monde n’avait pas faux et que comme toujours la vérité ne soit ailleurs, là où personne ne l’attend.
Mmagaza
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