"Tous les régimes connus sont condamnables si on les rapporte à un idéal abstrait d'égalité ou de liberté". Raymond Aron
Les chamboulements institutionnels en cours suite au referendum font couler beaucoup de salive dans les différents « bangwés » et autres salons feutrés. Il faut se rendre à l’évidence que nos politiciens en chambre, toutes tendances confondues ne semblent pas mesurer l’ampleur d’un certain désarroi qui gagne une partie importante de l’opinion. Cela n’a rien à avoir avec la déconfiture des mdjidjengo mais à l’absence de visibilité sur la volonté des autorités nationales, a prendre des mesures phares pour marquer les esprits. Fixer une vision pour 2030 exige qu’on entrevoie les paramètres permettant aux plus récalcitrants de pouvoir se faire une idée du chemin à parcourir. Et la communication sur ce chapitre fait cruellement défaut.
Il faut savoir qu’une des caractéristiques des îles de la lune, c’est la prolifération du nombre de chefs et d’institutions dans tous les recoins du pays. Tout le monde veut être chef de quelqu’un ou de quelque chose. C’est ainsi que vous verrez une multitude de directeurs, de chefs de service et autres adjoints aux directeurs sans attributions précises ajouteraient les mauvaises langues. La guerre des chefs est une réalité que tout le monde fait semblant d’ignorer alors qu’elle constitue un des freins pour notre développement.
La promotion d’une stratégie de développement chère aux économistes du système des Nations-Unies ne pourra se faire du jour au lendemain. Or, pour que cela se fasse, il faudrait en finir, avec cette étroitesse d’esprit, qui consiste à croire que nous détenons à nous seuls les clés de notre développement. « Compter sur ses propres forces » comme disait jadis le grand timonier chinois est souhaitable mais pas suffisant pour enclencher un véritable élan pour renverser la vapeur du sous-développement.
Les notions d’interdépendance et de synergie sont devenues des notions très abstraites pour l’ensemble de nos décideurs. L’expérience des entités insulaires qui se sont toujours considérés comme des forces d’opposition que de proposition en est une bonne illustration. II faudrait, qu’un jour, nos multiples prétendants aux postes, les plus hauts et aux fonctions les plus honorifiques signent une paix de braves et accordent aux îles de la lune une trêve dans ce combat suicidaire.
Toutefois, aucun, aucun des obstacles dont nous faisons face, n’est, insurmontable. Nous pouvons si nous le souhaitons, parvenir à les surmonter et à engager les îles de la lune dans la voie du développement économique.
Et un rapport d’experts nous dit : « Il n’y a aucune raison pour que les Comores, ces îles de la lune ou îles aux parfums » ne puissent connaître un art de vivre équilibré comme les autres petites îles de l’Océan indien grâce à un développement maîtrisé combinant stabilité politique, recherche de cohésion sociale, niveau de vie suffisant, conditions de vie décentes, possibilités de réaliser ses potentialités, etc. ».
Qu’on se le dise !
Mmagaza
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC