Alors que le compte à rebours se met petit à petit en marche pour les prochaines échéances électorales qui s’avèrent inéluctables, le microcosme avance ses pions sur l’échiquier. Entre la mouvance présidentielle et les opposants de tous calibres les choses risquent de se compliquer avec les petites phrases assassines de certains leaders de ces deux bords qui dans une certaine mesure doivent défendre des bilans contrastés.
Tout cela n’est guère réjouissant pour la suite, quand nous connaissons notre propension à échafauder des scénarios dignes des grands réalisateurs hollywoodiens. Et pourtant, il est impératif que les uns et les autres fassent preuve de retenu pour essayer d’y voir un peu plus clair dans l’écheveau des affaires en cours.
Sur l’actualité immédiate, l’opinion est toujours en train de passer au crible les circonstances qui ont amenées un certain nombre de personnalités derrière les « barreaux ».
Après le départ de l’émissaire de l’Union Africaine et dans l’attente du comité des droits de l’homme que tout le monde semblent appeler de ses vœux, le chef de l’Etat pourrait prendre l’initiative et frapper un grand coup en prenant des mesures de clémence.
Il ne faudrait pas se voiler la face, de deux côtés de l’échiquier politique on trouve des faucons prêts à en découdre quelque soient les conséquences négatives pour le pays. L’histoire mouvementée de ces forces, a toujours constitué une donnée insaisissable dans le jeu de pouvoir dans les îles de la lune.
Et l’on note qu’à l’approche de la fin des mandats, le slogan que l’on balance est toujours le même, « qu’il s’en aille, on verra après ». Le problème est qu’après, on revient au point de départ. On se repose les mêmes questions, car les mêmes problèmes se reposent. Cercle vicieux, quand tu nous tiens !
Dans un rapport national sur le développement humain, du Programme des Nations Unies pour le Développement, paru en 2001, on peut lire ceci, concernant la gouvernance : « Il faut, en premier lieu définir ce qu’on entend par « gouvernance ». De manière générale, la « gouvernance » traduit la manière dont l’autorité et le contrôle s’exercent dans un pays.
Elle concerne la façon de gérer les ressources disponibles et peut, pour cela, s’appuyer sur des traditions comme sur des institutions. Ceci montre son caractère ambivalent qui prend en compte autant les aspects culturels, support de la tradition, que les mécanismes de gestion moderne, pour construire un mode de gestion optimal.
A ce jour, ce système perdure. Mais on peut paraphraser l’ancien président américain Barack Obama qu’en ayant l’audace d’espérer, un jour, la jeune génération abattra certains murs pour ériger une société tournée vers le progrès et la transparence. Et faire ainsi barrage à l’obscurantisme, cette « attitude d’opposition à l’instruction, à la raison et au progrès».
Mmagaza
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