Avec les élections qui s’en viennent, les habitants des îles de la lune vont passer des heures et des heures à faire des commentaires à n’en plus finir sur la situation présente et sur les intentions cachées des uns et des autres dans la pêche aux voix. Dans les bangwé, dans les mosquées et dans les chaumières, on échafaudera des scénarios que des cinéastes, italiens de surcroît, se feraient un plaisir de monter à l’écran.
C’est dans un tel contexte que, le petit peuple se trouve pris entre deux feux. Le premier est celui du populisme qui garde beaucoup d’adeptes sous les cocotiers, car une large partie d’entre eux se contentent de beaux discours, agrémenté de quelques billets pour apaiser une faim bien réelle. Et dans un monde cruel, certains ont besoin de rêver à un monde meilleur et le populisme ne s’en prive pas car disposant actuellement de relais parfaitement rodé à ces genres d’exercices.
Le deuxième est représenté par des cadres qui font des analyses d’une bonne tenue car reflétant, sans aucun doute, tous les aspects de la crise actuelle et dans toutes ses dimensions. Le problème est qu’actuellement ce dernier discours ne trouve pas de réel écho au sein de l’opinion pour des multiples raisons, dont le premier est le retournement de vestes d’une grande partie de ces cadres à la fin des élections.
Pour l’heure, comme à son habitude, face au pouvoir, l’opposition des îles de la lune comme à son habitude pense que la multitude de candidats est la meilleure des stratégies. Une fois de plus, elle risque de brouiller les pistes pour le citoyen lambda, et se retrouvera une fois de plus en train de se lamenter sur les occasions manquées.
Il n’empêche que pour une fois, on voit apparaitre dans le débat politique, des hommes et de femmes qui arrivent avec de vrais projets de société et des idées neuves.
Le pouvoir actuel qui essaie tant bien que mal à mettre en place les structures pour asseoir un état de droit a du mal à prendre ses marques. Nous pensons que le débat doit porter sur la mise en place d’un véritable état impartial et reconnu comme tel par l’opinion. Sans cela, on pourra toujours changer les pions de l’échiquier politique, on retombera sur les travers du passé consistant à se parer des vertus de l’équilibrisme insulaire.
Il est toujours difficile de tirer des enseignements généraux qui pourraient s’appliquer dans toutes les situations. Ce qu’on peut dire toutefois, c’est qu’il a commencé à émerger au sein de l’Opinion, des idées qui mettent en avant le rôle que pourrait jouer un tel état.
Il faut savoir qu’il existe des pistes institutionnelles qu’il convient de creuser et aller vers la création du cadre juridique qui permettra aux bailleurs de fonds éventuels à la recherche de véritables partenariats de reprendre rapidement le chemin de nos îles.
Mais avant toute chose, cela implique que nous ayons une idée claire de l’objectif poursuivi de la création d’un état impartial.
Mmagaza
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