Dans les iles de la lune, il a été toujours difficile de suivre le cheminement de nos compatriotes et c’est un doux euphémisme. Il n’est pas rare que dans certaines situations on nage dans l’irrationnel comme c’est le cas actuellement. C’est donc naturellement qu’on en vient à raisonner par l’absurde. La première absurdité vient du fait que sur un tout petit espace, on se retrouve avec moult personnes se positionnant en donneurs de leçons sur ce qu’il convient de faire. Le ridicule ne tuant pas, pourquoi s’en priver !
Et c’est ainsi quand on essaie d’examiner les discours et les actes de notre microcosme tant politique que social sous les cocotiers, on ne manque pas de se dire si, réellement, nous avons une claire conscience de nos comportements et de nos agissements.
En définitive, on en arrive à se demander si ce ce n’est pas la rue, les palabres dans les bangwés et les réseaux sociaux, qui dirigent les faits et gestes du microcosme, dans la mesure où on a du mal à comprendre l’irrationalité qui guide certains de nos grands hommes.
Nous disons souvent que tout cela demande de renouveler la manière dont nous concevons la vie dans nos cités. En renouvelant notre façon d’aborder les problèmes, cela nous amènera inéluctablement à soulever toutes sortes de questionnements sur cette fuite en avant qui ne dit pas son nom.
Le plus important est d’admettre là où nous avons failli et d’ouvrir le débat à des nouvelles approches qui prennent en compte les réalités du pays et qui valorisent les compétences et l’honnêteté.
L’ensemble des acteurs présents dans l’arène nationale, chacun à travers le filtre de ses intérêts, contribue finalement à faire émerger une définition d’une politique qui ne prend en compte que ses intérêts propres au détriment de l’intérêt général.
En effet sur une scène mondialisée, en proie à une concurrence effrénée pour l’accès aux ressources de toutes sortes, il n’est pas sûr que ce soit par le morcellement à l’infini du pays que nous allons contribuer à résoudre nos problèmes.
Les débats actuels qui devraient être centrés sur la façon la meilleure de faire face à la pandémie présente, ont fait place à un ring où tous les coups sont permis. On oublie que de part et d’autres que nous faisons face à une force invisible qui ne fait pas de quartier.
On a l’impression que les problèmes du pays vont se résoudre si le gouvernement se plie à tous les désidératas déversés par les multiples intervenants au sein des réseaux sociaux. Dans nos îles, loin des grands centres qui gouvernent le monde, nous avons intérêt à nous resserrer les coudes pour le bien de nous tous. Il faut aller vers un vaste front-uni national contre la pandémie. C’est le souhait que l’on peut émettre dans cette phase décisive. Comme aurait pu le dire le Mongozi, dans une pareille situation, « Ye farka nayikaye ndzima ! ».
Mmagaza
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