La Gazette

des Comores

Habari za udunga / Adopter une approche plus pragmatique

Habari za udunga / Adopter une approche plus pragmatique © : HZK-LGDC

Une des caractéristiques des îles de la lune, c’est la prolifération du nombre de chefs et d’institutions dans tous les recoins du pays. Tout le monde veut être chef de quelqu’un ou de quelque chose. II faudrait, qu’un jour, nos multiples prétendants aux postes, les plus hauts et aux fonctions les plus honorifiques signent une paix de braves et accordent aux îles de la lune une trêve dans ce combat suicidaire.


. Il faut dire que notre fonction publique est passée maître dans l’art de distribuer les indices aux amis du moment, à eux de savoir grimper l’échelle et éviter les chutes malencontreuses. En outre, il faut savoir que dans notre pays, il n’existe pas une liste protocolaire établie qui puisse permettre de savoir la place des uns et des autres dans les grandes manifestations publiques. Tout est élastique.

 

Avec ses quelques 850 000 âmes, les îles de la lune se prennent à rêver, tout le temps, diraient les mauvaises langues. Comme dans la nuit des temps. Un rêve, les yeux ouverts, dans la mesure où nous vivons dans un monde globalisé et surtout interconnecté, sur le plan des moyens d’information. Et on feint d’ignorer la marche du monde et on se réfugie derrière des faux‐fuyants et des subterfuges à faire pâlir un enfant. A chaque levée ou coucher du soleil, le microcosme nous sort de son chapeau une affaire, à la manière de ces magiciens qui sortent des petits lapins.

 

L’opinion est en train de se demander à tort ou à raison, quand est-ce que nous allons prendre le temps d’aborder sérieusement les questions relatives aux responsabilités personnelles des uns et des autres dans le charivari actuel. A chaque fois, on croit à une certaine accalmie sur le front des affaires et de la surenchère politico politicienne. Il n’en est rien, tout au contraire. C’était sans compter sur les capacités d’imagination du microcosme à brouiller les cartes. II est temps d’adopter une approche plus pragmatique et qui tienne compte de la situation de précarité qui touche différentes couches de la société. Dans cet océan d’incertitudes, il est évident que le pays ne peut que régresser encore davantage.

 

« Il n’y a aucune raison pour que les Comores, ces îles de la lune ou îles aux parfums » ne puissent connaître un art de vivre équilibré comme les autres petites îles de l’Océan indien grâce à un développement maîtrisé combinant stabilité politique, recherche de cohésion sociale, niveau de vie suffisant, conditions de vie décentes, possibilités de réaliser ses potentialités, etc ». 

 

« En effet, on y trouve déjà des ressources humaines de qualité issues d’une longue tradition de goût pour la connaissance et du désir d’éducation, une terre fertile, la beauté des paysages avec une flore et une faune encore originales, le goût pour une simplicité de vie partagée et accueillante, et des ressources naturelles, suffisantes pour assurer un revenu décent pour tous ».

 

Ce long extrait fait partie de la conclusion du rapport national sur le développement humain de …. 2001, du Programme des Nations Unies pour le développement. Comme quoi, la guerre des chefs n’a pas de raison d’être. Il serait temps de se réveiller et voir que ce petit jeu ne vaut pas la chandelle dans nos îles de la lune.

 

Mmagaza

 


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