La Gazette

des Comores

Géostratégie sous les cocotiers

Géostratégie sous les cocotiers © : HZK-LGDC

Les habitants des iles de la lune ne savent plus à quel saint (cheikh) dans les débats qui se mènent dans l’ile de Maoré pour en faire une base arrière autour de l’énorme projet gazier du Mozambique et le montage de projets entre des partenaires aux contours plus que flous, comme le transfert des terrains des îlots de Nioumachoi au groupe MCP Holding Group Comoros alors que nous venons de recevoir le label Biosphère concernant l’ile de Mohéli.


Entre les partisans et les opposants, le petit peuple commence à s’emmêler les pédales dans les explications des uns et des autres. Les projets étranges du président Sambi sont dans la mémoire collective. Nous l’écrivons souvent, les iles de la lune même si elles se prennent de temps en temps comme étant le centre du monde, ont toujours été à la remorque d’intérêts qui les dépassent. L’ancienne puissance tutrice comme aimait à l’appeler le Mongozi, a toujours su manœuvrer pour mettre ses pions là où il faut.

Il faut aussi le reconnaitre, nous avons été toujours avares d’initiatives hardies. N’oublions pas que dans cette histoire de pétrole notre positionnement géographique devrait nous amener  avoir les cartes en mains pour éviter de nous trouver en portes à faux avec les grands voisins de la région. En effet, nous sommes considérés, à tort ou à raison, comme étant le maillon faible dans la zone. Aussi nos choix doivent nous amener à adopter une capacité à plier sans casser, à l’image du roseau de la Fontaine.

Pour en revenir à la géostratégie, il faut comprendre que nos iles sont au centre d’enjeux qui les dépassent dans la mesure où le monde actuel est constitué de blocs dont on a le plus grand mal à définir les contours. Il n’y a pas si longtemps l’Arabie saoudite nous ignorait superbement. Ce n’est plus le cas maintenant. Quels enseignements devons-nous tirer de cela, connaissant les soubresauts qui agitent la péninsule arabique ?

Notre microcosme sous les cocotiers et notre classe dirigeante devraient ne devraient pas oublier ces paroles de Jean-Jacques Rousseau qui a écrit dans son livre « Le Contrat social » ceci : « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, à moins qu’il ne transforme sa force en droit, et l’obéissance en devoir ».Et malheureusement c’est ce qui se passe tout le temps.

Quand on examine les comportements de notre classe politique, on est abasourdi, tant par les déclarations contradictoires qu’elle tient, que par des comportements qui frôlent l’indécence, dans les alliances de hasard et autres regroupements. Il est actuellement établi, que le pays doit gérer le devenir de toute une classe politique, qui se trouve face à un trop plein.

En définitive, on en arrive à se demander si ce n’est pas la rue et les réseaux sociaux, qui dirigent les faits et gestes du microcosme, dans la mesure où on a du mal à comprendre l’irrationalité qui guide nos grands hommes. Nous disons souvent que tout cela demande de renouveler la manière dont nous concevons la politique. En renouvelant notre façon d’aborder les problèmes, cela nous amènera inéluctablement à soulever toutes sortes de questionnements sur cette fuite en avant qui ne dit pas son nom.

 

Mmagaza

 


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