La Gazette

des Comores

Et si on soutenait vraiment la littérature comorienne !

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Et si on soutenait  vraiment la littérature comorienne ! © : HZK-LGDC

Nous somme en 1989, le premier roman comorien de langue française, la République des imberbes vient d’être publié par Mohamed Toihiri aux éditions l’Harmattan le 1er janvier 1985 comme un cadeau de fin d’année aux lecteurs comoriens. Les jeunes lycéens ne cachent pas leur fierté de voir enfin dans les librairies, un roman écrit par quelqu’un de leur pays, qu’ils connaissent peut-être puisqu’il est de Mitsoudjé un des villages de Ngazidja.


Encouragé par cet enthousiasme populaire, je prends l’initiative de réunir quelques cadres du pays pour lancer l’idée du Club Kalam pour la promotion de la littérature écrite Comorienne. Les statuts sont rédigés, et déposés en bonne et due forme. Le président Said Mohamed Djohar accepte de parrainer cette initiative en tant que président d’honneur du Club. Cela nous arrangeait car en tant que président de la Cours Constitutionnelle, c’était un parapluie éventuel contre l’ire des mercenaires qui voyaient dans l’intelligentsia comorienne un ennemi à surveiller et si possible à abattre depuis l’affaire du 8 mars 1985.

Quelques années plus tard d’autres romans suivent. « Le crépuscule des baobabs » de Said Ahmed Said Tourqui , « Et la graine …et le bal des mercenaires » par Aboubacar Said Salim aux édition KomEdit première maison d’édition enregistrée aux Comores .

Aujourd’hui on ne compte pas le nombre d’ouvrages, essais, romans, théâtre, poésie, en français mais aussi en comorien qui paraissent chaque année dans les différentes maisons d’éditions et  qu’on retrouve également dans les librairies en France et aux Comores et même dans certains pays du continent Africain.

On peut ainsi dire que le rêve du Club kalam pour la promotion de littérature écrite aux Comores s’est enfin réalisé et eut son apogée dans la réalisation du premier salon du livre régionale et internationale à Moroni le 17 mars 2017.

L’action a diminué en même temps que ses membres se soient disséminés au fil du temps et que  les activités du club se soient amenuisées en conséquence.

J’ai pensé poursuivre le combat en promouvant le Festival National de la Culture Comorienne FESNACO auprès du Ministre de la culture le Capitaine Sidi en 2002, en produisant et animant l’émission livres à palabre, Puis le Café littéraire, Nde Shiyo Sha uhadisiza à l’ORTC, j’ai également tenu une chronique sur les livres à Alwatwan pendant un certain temps .

Malheureusement il a été mis fin à mes activités de soutien à la littérature comorienne par manque d’argent m’a-t-on dit et à Alwatwan et à l’ORTC. Je ne révèle pas ici les modiques sommes qui constituaient mes rémunérations dans ces deux médias pour éviter le ridicule de l’argument.

Mais pour que vive la littérature comorienne et sa promotion, je déclare ici ma volonté de  reprendre mes activités bénévolement dans les médias qui seraient intéressés à commencer par l’ORTC et Alwatwan.

Je voudrais aussi supplier les autorités compétentes de notre pays de créer enfin un Prix littéraire national qu’on pourrait intituler Prix Salim Hatubou ou tout autre nom qui rendrait hommage à un écrivain Comorien quelle que soit son ile d’origine pour encourager nos jeunes talents, une fois par an. Salim Hatubou ferait à mon avis l’unanimité puisque il était de toute les iles y compris de la cinquième Marseille qui vient de lui dédier un Centre Culturel Multimédia.

L’émergence de la littérature Comorienne, vecteur stable d’idées et de débats doit faire partie de l’émergence globale sur laquelle on glose tant ces deux dernières années.

 

Aboubacar B. Said Salim

 

                                                                                                            

                                                                                                                               

 

 

 

 


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