La Gazette

des Comores

Energie : L’état doit se concentrer sur le quoi et moins sur le comment

Energie : L’état doit se concentrer sur le quoi et moins sur le comment © : HZK-LGDC

La question de l’énergie est devenue dans les îles de la lune, sous nos cocotiers un véritable monstre du Loch Ness. A chaque cycle, les mêmes problèmes resurgissent et on retombe au même point de départ.


Nous nous sommes approchés d’un expert pour nous éclairer un peu de ses lumières si l’on peut employer cette expression, sur un certain nombre d’interrogations. Quel est le rôle de l’Etat dans la question de l’énergie ? Pour lui, cela se résume sur trois choses : Organiser, définir les choix politiques et contrôler la mise en œuvre. Le bon sens dans le vrai sens du terme. En effet, les travaux récents ont permis de constituer un corpus de loi relatif à l’énergie, il faut le finaliser et le mettre en œuvre. Les choix politiques ont été affichés : passage aux ENR, accès à l’énergie, tout cela a été vu dans les assises de l’énergie et a été écrit à la suite.

 

Le point faible c’est la mise en œuvre. Les projets ne sont pas suivis. On commence tout, on ne finit rien. Les ressources financières sont ainsi gâchées. Aussi, le rôle de l’état n’est pas de faire mais de créer les conditions de la réalisation des choix politiques comme : Trouver les financements pour la géothermie (10 ans qu’on tourne autour sans déboucher), terminer la centrale à fuel lourd, c’est l’état qui a organisé le montage industriel et il doit terminer le projet. A l’avenir, l’état ne doit pas jouer ce rôle, assurer la viabilité financière de la SONELEC et laisser la SONELEC jouer son rôle d’industriel.

 

S’il s’avère que la SONELEC n’a pas suffisamment de compétences pour maîtriser l’ensemble de la chaine, il faudra externaliser certaines activités. Ce sera à l’état de le décider au travers de son conseil d’administration. Il faudra être très attentif aux conditions de contractualisation. Il faut savoir qu’un manque de compétence n’est pas une faute en soi. Ce qui est une faute c’est de ne pas prendre les mesures nécessaires pour y pallier. Les Comores sont un état insulaire de petite dimension et il est difficile de développer les compétences pour tout surtout avec des technologies de plus en plus complexes.

 

Il faut attirer les talents. De jeunes comoriens partent étudier ailleurs. Il faut qu’ils reviennent mettre leurs compétences au service de leur pays. Sait-on les attirer ? C’est une des questions que l’on doit se poser. L’état doit se concentrer sur le quoi et moins sur le comment ? A l’heure, où nos grands esprits s’apprêtent à descendre dans l’arène, la question de l’énergie va occuper une place centrale dans le débat politique. Il serait grand temps d’éclairer les lanternes de nos concitoyens pour qu’ils sachent où ils vont mettre les pieds dans un monde où les sources d’énergie sont la clé pour un développement maitrisé.

 

Mmagaza

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.