La Gazette

des Comores

Encore une fois, sur la surabondance de capitaines

Encore une fois, sur la surabondance de capitaines © : HZK-LGDC

Alors que la situation économique a des difficultés à redémarrer suite à la pandémie de la Covid-19, du côté du pouvoir ou du microcosme des multiples opposants, c’est selon, chacun essaie de se mettre du baume au cœur. Or l’opinion aimerait que nos autorités se donnent la peine d’expliquer de quoi demain sera fait ?


La confiance oui mais pas toujours à crédit comme dirait mon voisin de la boutique d’à côté. Pour leur part les adversaires du régime ne manquent pas l’occasion pour monter en épingle la toute petite défaillance constatée, mais c’est de bonne guerre, devons nous dire. Il n’empêche que certains s’en donnent à cœur joie, dans la mesure où de l’autre côté, l’on semble se morfondre dans une certaine léthargie communicationnelle, malgré une équipe de professionnels à pied d’œuvre, si l’on peut s’exprimer ainsi.

 

Personne n’ignore la violence symbolique des mots. Mais chez nous cette violence s’accompagne d’une certaine mauvaise foi qui trouve un écho dans notre tradition orale. En effet, dans les îles de la lune, nous avons trop tendance à nous occuper de notre nombril, oubliant la plupart du temps que nous faisons partie d’un ensemble, d’un monde qui se globalise chaque jour.

 

On dit souvent que ceux qui sont allés étudier à l’extérieur, quand ils reviennent au pays, leur « disque dur » se formate et ils reprennent à leur compte les travers qu’ils dénonçaient quand ils faisaient leurs études à l’extérieur. Dans le temps, on disait que les bonnes idées qui animaient ceux qui rentraient au pays, sombraient au fond de l’eau avec l’ancre du bateau accostant au port.

 

Dans tous les cas de figure, il faudrait donner au plus vite une grande visibilité à la politique qui est menée, pour permettre aux habitants des îles de la lune de se faire une idée plus précise sur les axes de la politique actuelle. Le chef de l’État ne peut se permettre de rester longtemps sans donner une impulsion nouvelle au chemin qui reste à suivre. Eh oui le temps passe.

 

Cette impulsion ne peut se faire par des déclarations d’intentions, la participation à des séminaires, à l’inauguration des structures de petits calibres mais par des mesures permettant au petit peuple de garder la tête hors de l’eau. Pour l’heure, les palabres se concentrent dans la diffusion dans les réseaux sociaux des gouvernements virtuels.

 

 Il est donc nécessaire de prendre en compte les différentes revendications et les placer dans leurs contextes respectifs. Il va de soi que nous passons des moments difficiles. Il convient surtout d’éviter le cloisonnement auquel nous assistons. La classe politique sous les cocotiers se doit de dépasser les simplismes qui l’ont toujours caractérisé. Les îles de la lune possèdent les potentialités pour relever les défis qui sont les siens. Le vrai handicap réside, chacun le sait, dans la surabondance des capitaines qui veulent les servir.

 

Mmagaza

 


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