La Gazette

des Comores

La voix silencieuse pour la nation

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La voix silencieuse pour la nation © : HZK-LGDC

La voix a des droits et un auteur pour la tenir. Elle se tient par un auteur qui la tient en raison de la légitimité qu’il détient de son rôle dans la famille, de son rôle dans le quartier, de son rôle dans son association, ou dans son groupe social d’appartenance, de son rôle dans sa localité de naissance ou d’adoption, de son rôle dans son parti politique, ou dans son syndicat. Mais la plus légitime voix, s’assied au lieu et place du détenteur du pouvoir et des leaders en chef des partis politiques constitués.


Elle dispose aussi des droits pour le professionnel du medias écrit et oral, pour les différentes sphères de la vie sociale, économique, pour le milieu hospitalier, pour l’enseignement et pour tous lieux de rouages de l’administration, de la production, des transactions financières et commerciales.

 

Les droits de la voix se repartissent à tous ces canevas et sont portés par le plus représentatif de chaque secteur ou de chaque canevas désireux de part sa fonction, de la prendre. Les droits de la voix quand ils s’exercent, respectent ses principes généraux  reconnaissables dans la formulation de « ne pas ». Ne pas commettre de délit d’opinion, ne pas atteindre l’intégrité  physique ou morale d’une personne du fait de ses fonctions publiques ou privées, ne pas atteindre la vie privée de personne du fait de ses fonctions publiques ou privées, ne pas tenir des propos dénigrant les symboles de la nation à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

 

L’espace de la voix constituée par la parole publique doit perdre le décor de la jubilation narcissique, servant de ferment au règlement de compte personnel ou politique. L’espace de la voix constituée par la parole publique doit poser des jalons pour indiquer la voie publique la plus droite et la moins longue pour atteindre un objectif d’intérêt général diriment.

 

L’espace de la voix constituée par la parole publique doit rassembler les forces de l’intelligence quelles que soient les opinions différentes d’appartenance pour seulement que la nation gagne en honneur et en dignité. L’espace de la voix constituée par la parole publique doit indiquer le firmament de l’horizon, aux classes d’âges jeunes pour qu’ils puissent y assurer le passage du  bâton de quatre fois cent mètres de la prospérité comorienne. L’espace de la voix constituée par la parole publique doit tirer la corde de la cloche pour assumer notre propre histoire, et décider d’y faire table rase pour un avenir meilleur.

 

Les ratés de nos quarante trois ans d’indépendances étaient nécessaires pour comprendre par le principe des essais et des erreurs que chaque nation a connu, pour arriver au carrefour des choix de bonne direction. Le peuple comorien s’y sent arriver. Il veut la bonne direction, car il compte avoir ses forces en présence. Il sait et il a compris qu’il peut aller en avant si les erreurs  ne continuent pas  à s’imposer comme des règles de jeu.

 

Les quelques fantassins des luttes lycéennes qui sont au pouvoir, ont participé au déluge populaire qui a conduit à l’indépendance. Ils doivent comprendre que le jeu ne vaut pas la chandelle d’oublier que si l’indépendance fut un fait acquis, c’est parce que, personne ne défendait aucunement son intérêt personnel, ni clanique ni régionaliste, ni politique, ceux là ont visé un objectif supérieur à l’objectif personnel.

 

Tant que la classe politique choisit ce terrain de s’envoyer à bâtons rompus des boulées rouges pour la lutte du pouvoir mais pas la lutte pour faire gagner la prospérité comorienne, nous resterons sur des erreurs et nous n’arriverons jamais à entrer dans les laboratoires des essais pour la prospérité comorienne.

 

Mourchidi Djabiri, Diplômé d’un DESS de gestion d’entreprise d’insertion, sorti doctorant de Paris 8, Haut cadre territorial de la Francophonie

 


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