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des Comores

COVID 19, peut-on encore être optimiste aux Comores ?

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COVID 19, peut-on encore être optimiste aux Comores ? © : HZK-LGDC

Au fond de nous-mêmes, j’en suis sûr nous nous posons tous, la même question : Peut-on être optimiste par rapport à ce COVID-19 concernant notre pays, et donc lutter pour diminuer ou arrêter le nombre de morts et de contaminations, en dépit de la grande misère d’Etat (manque de matériel et d’argent) qui est notre lot d’aujourd’hui ? Les nombreuses commissions, les différents responsables du monde médical, peuvent-ils nous rassurer que la situation liée au Covid-19, est en train d’aller vers le mieux, malgré les apparences et les cortèges d’ambulances qui sillonnent Moroni et la région du Centre jusqu’à l’hôpital de SAMBA–NKOUNI.


Concrètement, le Ministère de la Santé est-il capable de communiquer, et de faire connaitre à la population, le nombre de décès, ceux qui sont contaminés et hospitalisés ? En un mot la population veut savoir la vérité par rapport à la gestion de cette pandémie. Pour ma part, nonobstant l’impression contraire qu’ont pu donner plusieurs écrits dont les miens, je suis optimiste. Je n’ai aucun doute que le COVID-19 disparaitra de notre ciel et de notre terre quelles que soient les bêtises que leur feront faire de mauvais dirigeants et responsables de tout bord. Voici mes raisons :

 

Les Institutions Internationales (PNUD – OMS – UNICEF…) et les pays amis sont obligés de nous aider à nous en sortir et lutter contre cette pandémie. Non par vertu il ne faut pas rêver, mais par nécessité. D’abord pour l’information : la presse écrite mais surtout la radio et la télévision, c’est-à-dire la voix et l’image, font que chacun de nous, fut-il illettré ou isolé dans des petites iles comme les nôtres, situées au bout du monde, sait instantanément ce qui se passe à l’autre bout de la planète. Déformée ou non, l’information circule et avec elle, nous découvrons non seulement le nombre des morts mais aussi les personnes contaminées.

 

Les pays riches savent que s’ils n’ont pas aidé les pays pauvre à éradiquer cette pandémie eux-mêmes, ne seront pas à l’abri. Et les citoyens des pays démunis seront tentés, par tous les moyens,  grâce à la prospérité des pays riches, de s’y rendre, étant donné qu’ils trouveront une prise en charge par des structures appropriées pour lutter contre le COVID-19 et sauver leur vie. Ensuite, il faut le savoir, au rythme actuel et en termes de décès, notre pays n’a jamais connu cette situation. Il est normal à ce que la population continue de paniquer.          

 

C’est pourquoi l’aide médicale pour lutter contre le COVID-19 est d’une importance capitale. La population, sous informée, inquiète, elle craint que les nombreuses commissions mises en place pour lutter contre COVID-19, sous-estimaient le danger et cachaient la vérité. En effet, jusqu’à présent, nous savons que ce virus se transmet d’une manière assez rapide, d’un être humain à un autre. Ensuite pour s’en protéger, la meilleure façon, selon bon nombre de spécialistes des maladies infectieuses, est de se laver souvent les mains mais aussi, porter son masque sur la bouche et le nez. Malheureusement les masques ne sont pas disponibles pour tout le monde et même les professionnels n’en disposent pas assez.

 

Alors que faire ? Chacun fait ce qu’il peut en optant pour « le système D ».

 

Désormais dans les milieux scientifiques, on ne parle que de cette pandémie qui a vu le jour dans la ville de WUHAN en Chine en décembre 2019. Fort heureusement ce grand pays du sud, possède les moyens financiers et humains, il a été capable de faire reculer la maladie depuis presque un mois non seulement à WUHAN, mais aussi sur la totalité de la terre chinoise.

 

Enfin, aux Comores, jusqu’à présent aucun chiffre officiel n’a été communiqué par le Ministère de la santé concernant le nombre de morts. Il parait que ceux qui sont contaminés, sont en dessous de dix. Toujours est-il que ce virus continue de nous menacer et le pouvoir politique seul n’est pas capable d’éradiquer cette pandémie. Nous devons tous donc faire attention car les jours à venir nous apporteront forcément des nouvelles alarmantes ; il suffit de voir ce qui se passe à l’hôpital de SAMBA. Pour finir, plusieurs pays au monde, considèrent le COVID-19, comme si c’était une guerre.

 

Aux Comores, cette guerre nous l’avons perdue d’avance car nous n’avons pas su la vérité en temps réel. Cependant, perdre une guerre, n’entraine pas forcement un abaissement durable ; c’est encore moins une condamnation à perpétuité. Ça peut être au contraire un ressort ou un levier qui aide à remonter vers les cimes. Alors, faisons le, dans chaque coin de notre pays et nous sortirons vainqueur. Raison pour laquelle, je reste optimiste.

 

Djaffar MMADI, Professeur des Universités, Ancien Ministre

 


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