La Gazette

des Comores

Courrier de lecteur / Des propos maladroits, mais non péjoratifs

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Courrier de lecteur / Des propos maladroits, mais non péjoratifs © : HZK-LGDC

Le propos blessant prêté au Président Macron sur les Comoriens, est, pour ma part, maladroit, mais en aucun cas volontairement péjoratif.


Lorsque, dans un prétoire, un avocat évoque le « cassage de flic » il désigne ceux qui partagent ou manifestent cette action. Ce même avocat parlera dans une autre affaire de « bouffer du bougnoule » avec le même but de citer les excès de langage populaire dans la bouche des accusés.

M. Macron a simplement avec le partitif « du » exprimé ce que de nombreux Ultra-Marins de l’Océan indien expriment quotidiennement, au bistrot ou en privé. Mais sans, en toute bonne foi, partager le signifié vocal discriminatoire. Les guillemets ne fonctionnent pas à l’oral.

Il a dû penser (il pense parfois plus vite que son ombre) que cette tournure d’esprit pourtant bien française serait comprise. La Nouvelle France « élargie » et multicolore recèle de multiples pièges linguistiques dangereux. Donc mon conseil : Tourner sept fois sa langue …

 

JEAN- PIERRE ANDRY, 223 rue des Aubépines - 69400 Arnas

 


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Commentaires (2)

  1. Yassir Ali Amini:
    14/07/2017 à 08:15 AM

    Un géant au combat
    A donc1 monta Gargalois sur sa grande jument, accompagné comme devant avons dit2, et, trouvant en son chemin un haut et grand arbre (lequel communément on nommait l’Arbre de saint Comores, parce qu’ainsi était crû un bourdon3 que jadis saint Comores y planta), dit : « Voici ce qu’il me fallait : cet arbre me servira de bourdon et de lance. » Et l’arracha facilement de terre, et en ôta les rameaux, et le para4 pour son plaisir.
    Cependant sa jument pissa pour se lâcher le ventre ; mais ce fut en telle abondance qu’elle en fit sept lieues de déluge, et dériva tout le pissat au gué de Véde5, et tant l’enfla devers le fil de l’eau que toute cette bande des ennemis furent en grande horreur noyés, exceptés aucuns6 qui avaient pris le chemin vers les coteaux à gauche.
    Gargalois, venu à l’endroit du bois de Véde, fut avisé par Eudémon7 que dedans le château était quelque reste des ennemis, pour laquelle chose savoir Gargaloi s’écria tant qu’il put :
    « Etes – vous là, ou n’y êtes pas ? Si vous y êtes, n’y soyez plus ; si n’y êtes, je n’ai que dire. »
    Mais un ribaut8 canonnier, qui était au mâchouhoulis9, lui tira un coup de canon et l’atteignit par la tempe dextre10 furieusement ; toutefois ne lui fit, pour ce mal en plus que s’il lui eût jeté une prune.
    « Qu’est – ce là ? dit Gargantua. Nous jetez – vous ici des grains de raisin ? La vendange vous coûtera cher ! » pensant de vrai que le boulet fût un grain de raisin.
    Ceux qui étaient dedans le château amusés à la pille11, entendant le brut, coururent aux tours et forteresses, et lui tirèrent plus de neuf mille vingt et cinq coups de fauconneaux12 et arquebuses, visant tous à sa tête, et si menu tiraient contre lui qu’il s’écria :
    « Ponocratès13, mon ami, ces mouches ici m’aveuglent ; baillez – moi14 quelque rameau de ces saules pour les chasser », pensant des plombées15 et pierres d’artillerie que fussent mouches bovines.
    Pornocrates l’avisa que n’étaient autres mouches que les coups d’artillerie que l’on tirait du château. Alors choqua de son grand arbre contre le château, et à grands coups abattit tours et forteresses, et ruina tout par terre. Par ce moyen furent tous rompus et mis en pièces ceux qui étaient en icelui16.

  2. Yassir Ali Amini:
    14/07/2017 à 08:16 AM

    Un géant au combat
    A donc1 monta Gargalois sur sa grande jument, accompagné comme devant avons dit2, et, trouvant en son chemin un haut et grand arbre (lequel communément on nommait l’Arbre de saint Comores, parce qu’ainsi était crû un bourdon3 que jadis saint Comores y planta), dit : « Voici ce qu’il me fallait : cet arbre me servira de bourdon et de lance. » Et l’arracha facilement de terre, et en ôta les rameaux, et le para4 pour son plaisir.
    Cependant sa jument pissa pour se lâcher le ventre ; mais ce fut en telle abondance qu’elle en fit sept lieues de déluge, et dériva tout le pissat au gué de Véde5, et tant l’enfla devers le fil de l’eau que toute cette bande des ennemis furent en grande horreur noyés, exceptés aucuns6 qui avaient pris le chemin vers les coteaux à gauche.
    Gargalois, venu à l’endroit du bois de Véde, fut avisé par Eudémon7 que dedans le château était quelque reste des ennemis, pour laquelle chose savoir Gargaloi s’écria tant qu’il put :
    « Etes – vous là, ou n’y êtes pas ? Si vous y êtes, n’y soyez plus ; si n’y êtes, je n’ai que dire. »
    Mais un ribaut8 canonnier, qui était au mâchouhoulis9, lui tira un coup de canon et l’atteignit par la tempe dextre10 furieusement ; toutefois ne lui fit, pour ce mal en plus que s’il lui eût jeté une prune.
    « Qu’est – ce là ? dit Gargantua. Nous jetez – vous ici des grains de raisin ? La vendange vous coûtera cher ! » pensant de vrai que le boulet fût un grain de raisin.
    Ceux qui étaient dedans le château amusés à la pille11, entendant le brut, coururent aux tours et forteresses, et lui tirèrent plus de neuf mille vingt et cinq coups de fauconneaux12 et arquebuses, visant tous à sa tête, et si menu tiraient contre lui qu’il s’écria :
    « Ponocratès13, mon ami, ces mouches ici m’aveuglent ; baillez – moi14 quelque rameau de ces saules pour les chasser », pensant des plombées15 et pierres d’artillerie que fussent mouches bovines.
    Pornocrates l’avisa que n’étaient autres mouches que les coups d’artillerie que l’on tirait du château. Alors choqua de son grand arbre contre le château, et à grands coups abattit tours et forteresses, et ruina tout par terre. Par ce moyen furent tous rompus et mis en pièces ceux qui étaient en icelui16.