La Gazette

des Comores

Aux Comores : la vie chère post-covid-19

  •  
  •   admin
Aux Comores : la vie chère post-covid-19 © : HZK-LGDC

Le second trimestre 2021 est marqué par la reprise économique qui se caractérise par une forte conjoncture mondiale à cause de la flambée de prix des produits de consommation de base et énergétiques, notamment le gaz et le pétrole. Le phénomène paralyse le secteur du transport de logistique aérien et maritime et provoque la vie chère post-covid-19.


Aux Comores, pour la même période, la croissance économique évolue dans un territoire positif. Grâce à la stabilité du  prix des produits des hydrocarbures qui est, depuis 2016, cadré par un régime tarifaire du pétrole lampant, essence et gazole. Les pertes inhérentes à ce dispositif sont financées par le budget de l’Etat, au titre de croisements de dettes annuelles, exonérations des taxes des hydrocarbures entre le Ministère des Finances, les Sociétés SCH et SONELEC (Société de l’Electricité).

 

En revanche, la consommation des ménages bat de records vertigineux au jour le jour à cause  de l’inflation des produits de première nécessité : le riz, l’huile, la farine, la banane, le manioc etc. Par exemple, avant la crise sanitaire de la Covid-19, le prix du sachet plastique passe de 50 FC en 2018 à 75 FC au second semestre 2021, période de relance économique. Le prix de la  baguette de pain n’est plus à 125 francs comoriens, mais s’arrache à 150 francs comoriens. Le kilo de poisson se fixe à 4000 francs comoriens, contre 2000 francs comoriens, trois ans auparavant.

Face à cette impasse, les autorités comoriennes préconisent un crédit spécifique pour soutenir les initiatives de création d’emplois des jeunes entrepreneurs, la mise en application de la loi  de la concurrence promulguée depuis janvier 2014 et renforcer la mobilisation de fonds de la Conférence de Paris (CPAD). Ainsi que l’accession des Comores à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Toutefois, l’initiative comorienne de vouloir appuyer le secteur privé, sans des études de faisabilité, pourrait engendrer des risques budgétaires énormes. A défaut de tenir compte, de la santé financière de chaque entreprise, pour les cinq dernières années. Par contre, la stratégie de mobilisation de fonds de la conférence de Paris (CPAD), les options seraient maximalisées sur la crise financière post-Covid. Tout simplement parce que cette dernière est la plus forte que le monde n’ait jamais enregistrée après la deuxième guerre mondiale de 1945 et crise financière de 1929.

SAANDI MOUIGNIDAHO, Economiste


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

Commentaires (0)