La Gazette

des Comores

45 ans après, rien ne va plus !

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45 ans après, rien ne va plus ! © : HZK-LGDC

Même si toute vérité n’est pas toujours bonne à dire, en cette période de crise sanitaire planétaire, le peuple comorien mérite la vérité. Selon un adage universellement connu « le temps perdu ne se rattrape jamais ».


Voilà en somme une pensée qui illustre parfaitement la gestion politique financière et la notion de travail depuis près d’un demi-siècle d’indépendance et singulière à partir des années 80. De plus, ne dépeint-elle pas la situation sociopolitique sans précédent issue de la conférence nationale souveraine et encore moins sur les accords de Fomboni signés le 17 février 2001 ?

Les comoriens ne savent plus à quel saint se vouer. Ils sont en plus fatigués des 45 ans de conflit et surtout des querelles politiques sans fin. En 45ans de politique, on s’aperçoit vite que le pays est toujours dans l’impasse, le peuple s’appauvrit de jour en jour, le peuple et surtout le citoyen Lambada dispose aujourd’hui de moyens plus faibles qu’hier pour se soigner en cas de maladie et subvenir à leurs besoins vitaux, la population se sent trahie par ses politiciens, le doute s’installe, ce qui fait naitre un autre débat… En effet après l’indépendance en 1975 et les Républiques successives, le pays est toujours dans l’instabilité politique permanente à tel point que le citoyen Lambada ne manque pas pour autant de remettre en question cette indépendance. Et même maintenant les confusions persistent entre la notion d’Etat indépendant et Etat souverain. Sans parler du fait que bon nombre de comoriens, sont ceux qui possèdent la double nationalité.

Mais comme le disait un homme politique d’un certain âge, l’indépendance du pays est source de fierté nationale qui a donné naissance à l’amour de la patrie, cela se traduit par un slogan style « Fier d’être comorien », alors que d’autre part, le citoyen Lambada met leur vie en danger dans le  bras de mer qui sépare l’ile d’Anjouan et Mayotte, ainsi que sur le chemin de la méditerranée. « Il faut compter pas moins de 10000 morts ». Que dieu le tout puissant les bénisse. Dans une situation bloquée il y a lieu de se poser des questions sur la bonne gouvernance publique, un des piliers du développement.

Et c’est pourquoi plusieurs citoyens sont tentés de se poser la question. Qui devrait endosser cette lourde responsabilité à l’heure actuelle devant cette situation d’échec. Peut-on parler des dirigeants qui se sont succédé au pouvoir depuis l’indépendance et de la classe politique en général, ou les fils de ce pays qui se sont enrichis illégalement pendant la période postcoloniale ? La question mérite d’être posée… au lieu de se voiler la face ! L’on se demande si chacun d’entre nous, en tant que simple citoyen doit porter haut le chapeau de cet échec. L’heure est donc à la réconciliation, le moment est venu pour les patriotes de sortir des rangs pour répondre à l’appel au dialogue lancé par le président. Ce, afin de mettre fin à la division pour travailler ensemble main dans la main et combattre les conflits d’intérêts.

Salim Maabad

 


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