« Un intellectuel assis, va moins loin qu’un con qui marche » Michel Audiard
Dans le cadre de cet article, nous ne voulons pas nous appesantir sur les mandats des élus mais sur les mandats des différentes structures de l’administration publique, que ce soit au niveau de l’Union ou des îles. Il a été constaté, qu’avec l’arrivée d’un nouveau régime, on ressort des tiroirs des organigrammes pour la fonction publique. On met en place des comités et des responsables chargés de la mise en œuvre. Et les choses ne s’améliorent guère car rien ne se passe et on revient à la case départ. Nous savons tous pertinemment que le problème se pose surtout sur les missions que nous assignons aux différents départements.
Beaucoup d’études ont révélé que le dysfonctionnement de l’administration comorienne se traduit par une insuffisance en moyens financiers, matériels et en ressources humaines bien formées et expérimentées. Par une inadéquation entre les ressources humaines prévues dans les cadres organiques et les besoins réels pour remplir les missions dévolues aux institutions.
Il existe la plupart du temps une absence de textes définissant les mandats, les missions et les responsabilités des institutions entre l’Union et Îles. Il y a un manque de connaissance et de compréhension des objectifs et orientations des politiques et stratégies nationales ainsi qu’une absence de planification et d’évaluation du travail des individus au sein des institutions en charge des différents départements ministériels sur la base d’attentes signifiées répondant au plan de travail et au mandat de l’institution.
Il a été démontré l’absence d’un processus transparent basé sur des critères de compétence et de motivation permettant d’éviter l’ingérence des liens politiques et sociaux dans les nominations des agents à des fonctions techniques. Il existe aussi une absence de culture de performance basée sur la valorisation de l’intégrité et des attitudes constructives et collaboratives et aussi une absence de motivation du personnel, de communication suffisante des informations sur les objectifs et activités menées par les départements techniques.
Tous ces éléments, vous les retrouverez dans les rapports des experts nationaux et du système des Nations Unies. Cela amène les analystes à dire que les autorités gouvernementales ne sont pas suffisamment informées et sensibilisées sur les enjeux notamment les décisions et recommandations prises dans le cadre de la mise en œuvre de la politique définie par les autorités nationales. Cette situation est à l’origine des retards constatés dans les prises des décisions par les hautes autorités pour la réalisation des actions.
Et pourtant il ne sert à rien de se voiler la face. Dans les îles de la lune, nous sommes passés maîtres dans l’art du contournement des difficultés.
On peut espérer que les choix des équipes qui seront mises en place, par les nouvelles autorités, pour les cinq prochaines années, permettront au pays de disposer d’hommes et de femmes qui refuseront de s’enfermer dans des ornières et donneront l’élan nécessaire pour que le pays puisse s’ancrer durablement dans un processus de justice sociale et de bien-être économique. Et sortir pour une fois du « Msetro » ambiant.
Mmagaza
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