Des étudiants de sciences de la vie et de la terre de l’Université des Comores ont décidé de valoriser les déchets de l'ylang-ylang, plante prisée par l'industrie de la cosmétique. Le résultat donne un masque de beauté qui ne présenterait d'après ses concepteurs, aucun inconvénient.
Des étudiants de SVT de l'Université des Comores ont décidé de façonner un masque pour la peau à base de déchets d'ylang ylang. La plante, très prisée, notamment par les concepteurs de parfum qui utilise son huile essentielle obtenue par distillation, faisait déjà partie du rituel de la beauté aux Comores. Mais son utilisation présentait quelques désagréments utilisée pure à en croire les étudiants.
Le procédé: sécher puis broyer les déchets, pour proposer un produit naturel et sain à appliquer sur la peau. « En utilisant les fleurs d’Ylang-Ylang sur le visage, il y avait la présence d’une molécule qui laissait des traces. Mais grâce à notre expérience, on a constaté que le produit fini, en l’appliquant sur la peau, ne laissait aucun résidu. On rayonne et on n'a constaté aucun effet secondaire », explique Ambida Mahamoud, en 3e année.
Elle ajoute: « En séchant les déchets, le rendu est exempt d'inconvénients. C'est mieux de se tourner vers les déchets au lieu des fleurs pures pour cet usage là ».
L'ylang ylang présente de nombreuses vertus. Outre son huile essentielle et ses déchets recyclés en masque de beauté, elle donne après distillation une eau qu'on appelle hydrolant. Un produit multi usage à en croire les étudiants.
« L’hydrolant est avant tout naturel. On ne risque rien en l’utilisant pour hydrater la peau ou bien le mettre dans les cheveux pour accélérer la pousse », assurent-ils. Ce n’est pas la première fois que des élèves de l’Université des Comores se lancent dans des expériences sur les produits de rente des Comores. L'hydrolant est déjà commercialisé dans le pays. L’Ylang Ylang est même réputé dans la parfumerie de haute gamme, notamment en France.
Mohamed Youssouf
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