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des Comores

Rapport sur la liberté économique dans le monde : Les Comores à la 131e place sur 165 pays

Rapport sur la liberté économique dans le monde :  Les Comores à la 131e place sur 165 pays © : HZK-LGDC

Le dernier rapport de l’Institut Fraser sur la liberté économique dans le monde, publié en début octobre 2026, place les Comores au 31e rang africain et au 131e rang mondial sur 165 pays évalués. Ce classement mesure la capacité des individus et des entreprises à prendre librement des décisions économiques. Il souligne les marges de progression de nos îles dans un contexte régional où certains voisins comme le Seychelles se distinguent par leurs performances évolutives.


L’indice repose sur cinq catégories : taille du gouvernement, système juridique et droits de propriété, argent sain, liberté de commerce international et réglementation. Chaque indicateur est noté sur une échelle de 0 à 10, puis agrégé pour produire un score global. Les pays mieux classés bénéficient généralement d’une croissance plus soutenue, d’une espérance de vie plus longue et de libertés politiques plus solides. Maurice conserve sa position de leader africain, neuvième au niveau mondial, avec un score de 7,97. Les Seychelles suivent au 35e rang mondial, tandis que le Cap-Vert figure dans le top 50 africain. Ces pays de l’océan Indien démontrent qu’une gouvernance économique axée sur la transparence, la stabilité monétaire et l’ouverture commerciale peut favoriser la prospérité. Les Comores, en comparaison, restent en retrait, malgré des efforts de réforme engagés ces dernières années.

Aux Comores, l’année 2026 a été marquée par des débats sur la diversification économique et la lutte contre le chômage des jeunes. Le dernier rapport annuel de la Banque Centrale des Comores (BCC), publié en août 2026 pour l'exercice 2025, valide et détaille les mécanismes financiers mis en place par l'état pour soutenir l'investissement privé et restructurer le secteur bancaire de l'archipel. Face à une économie en nette amélioration, marquée par une croissance réelle de 3,8 % en 2025, le rapport met en avant plusieurs leviers clés pour stimuler un secteur productif. Toutefois, les défis persistent : dépendance aux importations, fragilité des infrastructures et lenteur des réformes institutionnelles. Les acteurs économiques locaux, notamment les chambres de commerce et les associations professionnelles, insistent sur la nécessité d’une meilleure protection de la propriété privée et d’une réduction des coûts administratives. Ces revendications rejoignent les critères du rapport Fraser, qui souligne l’importance d’un cadre juridique solide pour stimuler l’initiative entrepreneuriale.

Cette position dans ce classement peut être lue comme un signal d’alerte mais aussi comme une opportunité. En se rapprochant des standards régionaux, l’archipel pourrait attirer davantage d’investissements et renforcer sa résilience face aux chocs économiques. Le rapport de l’Institut Fraser rappelle que la liberté économique n’est pas une fin en soi mais un levier pour améliorer la qualité de vie des citoyens. Ce classement intervient dans un contexte où le gouvernement cherche à attirer davantage de partenaires financiers et à renforcer la confiance des investisseurs. Cependant un double défi se mesure : consolider les réformes internes et s’inscrire dans une dynamique régionale plus compétitive. À l’heure où Maurice et les Seychelles confirment leur longueur d’avance, nos dirigeants doivent transformer leurs ambitions en politiques concrètes afin de progresser dans les prochains classements.

Aticki Ahmed Ismael

 


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