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Projet de loi des finances 2018 Le gouverneur de la Bcc devant la commission des finances

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Projet de loi des finances 2018 Le gouverneur de la Bcc devant la commission des finances © : HZK-LGDC

Le gouverneur de la banque centrale a été devant la commission des finances du parlement. Il a été question dans cette audience qui a duré plusieurs heures, de l'informel et aussi de l'environnement bancaire de la place et la nécessité de doter le pays d'un nouvel indicateur.


La commission des finances du parlement continue ses consultations à quelques jours de l’examen de loi des finances qui s'annonce moins ambitieuse et plus austère que les précédentes, selon plusieurs indicateurs. Au tour du gouverneur de la banque centrale des Comores Dr Younoussa Imani d'être entendu hier jeudi par les membres de la commission des finances.

Les élus ont voulu plus d’éclaircissements sur les 18 milliards fc que l'État perd chaque année et que le gouverneur avait mentionné dans une interview accordée au journal Al-watwan. « Le gouverneur de la Bcc a montré que ce manque à gagner pour l'État provient du secteur de l'informel mais aussi de certains bureaux de change qui échappent totalement au contrôle de l'État », a indiqué Youssouf Ismael Mmadi, chargé de communication de l'assemblée nationale. D'après-lui l'État perd beaucoup sur ces bureaux de change informels et qu'il fallait trouver un moyen de les mettre en conformité.

Autre question abordée par Dr Younoussa Imani devant les élus est la nécessité de doter le pays d'un nouvel indicateur permettant à l'État de mettre à jour la liste des fortunés de la place. L'indicateur existant date de 1969 pendant qu’il aurait été abandonné au profit de celui de 1996.

Sur le système bancaire du pays, le gouverneur paraît optimiste quant à une évolution positive du paysage bancaire du pays qui serait d'après-lui dans une phase de développement avec un cadre légal et réglementaire qui daterait de 1980 et qui serait révisé.

 

Des lettres seraient d'ailleurs envoyées à ces bureaux des changes les obligeant à partir de 2018 à se conformer à la loi bancaire du pays faute de quoi, ils se verront interdire d'exercer.

Pour rappel dans sa note de conjoncture du 1er trimestre 2017, la Banque Centrale des Comores estime que la croissance du PIB est mieux orientée et prévoit une progression de 3,0% pour 2017. Et qu'après un fort ralentissement en 2015, l’activité économique poursuit son redressement amorcé depuis 2016 avec un taux de croissance qui s’est établi à 2,2%.

A l’en croire, les évolutions du 1er semestre 2017 ont été marquées par moins d’aléas négatifs comparés à celles de la période récente. Les incertitudes causées en grande partie par la crise énergétique de 2015, se sont dissipées et l’économie nationale devrait profiter d’un contexte plus porteur grâce notamment à la relance de la demande intérieure et extérieure.

« La consommation privée reste bien orientée, en liaison avec le paiement régulier des salaires et pensions et l’accroissement de la demande de crédit du secteur privé (7% entre décembre 2016 et juin 2017) », lit-on dans ce document qui est mis en ligne.

 

Maoulida Mbaé

 

 

 

                    

 


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