Dans un entretien avec La Gazette des Comores, Said Ali Said Chayhane revient sur le financement du processus électoral. Le ministre des Finances et du Budget a précisé que les Comores « sont en mesure de financer leurs élections » même si un apport des partenaires serait le bienvenu. Le ministre explique que c’est à travers le Fonds de Consolidation des Acquis Démocratiques (FOCAD) qui a été intégré dans la loi des finances 2017 que les Comores pourront assurer le financement des élections.
« L’objectif de ce fonds est de financer des élections mais aussi d’autres dépenses de souveraineté qui entrent dans la consolidation de la démocratie dans notre pays », précise-t-il en expliquant que le principe a été retenu et a été porté par la loi des finances de 2017. Convaincu de l’importance d’un tel fonds, Said A. S. Chayhane précise que ce fonds a déjà servi au financement des Assises nationales de février 2018, du référendum de juillet 2018 et serviront pour les élections anticipées de Mars et Avril prochain.
L’argentier de l’Etat laisse entendre qu’il s’agit d’une nouvelle dynamique mise en place pour permettre à l’archipel de « s’autofinancer » dans plusieurs domaines comme cela a été le cas avec le fonds qui finance la réfection des infrastructures telles que les routes. « Tout a été financé par des ressources intérieure et nous espérons consolider cette nouvelle stratégie pour que les générations à venir en bénéficient ou proposent de nouvelles formules d’autofinancement meilleurs. Mais je suis convaincu qu’il faut avoir le minimum pour demander de l’aide », indique-t-il. Pour lui, le pays est en mesure de financer ses élections.
Pour ce qui est des sources d’alimentation du compte ouvert à la Banque Centrale des Comores sur demande du ministre des finances par la lettre N°17-74 en date du 12 Août 2017, il est écrit que « un sous compte intitulé ‘’FOCAD’’ sera alimenté par les versements des surestaries portuaires ». Said Ali Said Chayhane assure que l’alimentation de ce compte provient en majeure partie des recettes intérieures. Il précise néanmoins que des fonds provenant de l’extérieur peuvent être transférés dans ledit compte. « Nous avons des prélèvements journaliers de dix (10) millions. Les six (6) millions sont destinés au remboursement de la dette du FMI et les quatre (4) millions pour le FOCAD », a-t-il soutenu. Pour le ministre des finances et du budget, l’Etat ne compte que sur ce fonds pour financer les prochaines élections bien que les partenaires peuvent évidemment soutenir le processus.
Concernant la réduction du budget de la Commission Electorale Nationale et Indépendante, le ministre des finances a montré que les dépenses au sein de cette institution sont réduites. Une bonne partie du matériel électoral est disponible. « Le budget n’est pas à son habitude parce qu’il y’a une bonne partie du matériel logistique qui est disponible », renchérit-il. Pour financer ces élections anticipées de mars et avril prochain, M. Chayhane explique qu’un budget estimatif a été établi et approuvé. « Le montant minimum pour le financement des élections a été estimée à 1,750 milliards de francs comoriens », annonce-t-il.
Ce qu’on aurait souhaité pour pouvoir prendre en charge les missions d’observation et d’autres modalités qui ne font pas partie de l’organisation logistique et interne du processus c’est un budget de presque trois (3) milliards », démontre-t-il avant de préciser qu’avec le minimum, l’Etat serait prêt à faire face à l’organisation du double scrutin. Le ministre explique que jusqu’à ce jour, certains partenaires ont exprimé leur volonté d’accompagner financièrement le processus bien qu’actuellement aucune somme n’a été décaissée.
A.O Yazid
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