La Gazette

des Comores

Pénurie des denrées alimentaires : Des solutions palliatives

Pénurie des denrées alimentaires : Des solutions palliatives © : HZK-LGDC

Pour mettre fin à la crise alimentaire qui frappe le pays depuis plusieurs semaines, le gouvernement et la Chambre de commerce ont rencontré le secteur privé pour étudier des pistes de sortie de crise.


Déjà deux mois depuis que les Comores sont confrontées à une pénurie de denrées alimentaires. Le gouvernement et le secteur privé avec la Chambre de commerce ont abordé ce sujet samedi 3 juillet dernier dans le but de trouver une solution palliative à la vie chère. Plusieurs points ont fait l’objet de cette rencontre tenue au ministère de l’Économie : la hausse des prix des produits de première nécessité, le fret mais aussi le retard dans le transport. C’était l’occasion pour le secteur  privé d’exposer les difficultés auxquelles ils sont confrontés notamment sur la hausse des prix à l’international.

 

Dans son intervention, Sitti Djahouaharia Chihabiddine, la présidente de l’organisation patronale Nouvelle Opaco, fait savoir que des discussions seront faites dans les prochains jours avec le gouvernement dans le cadre du protocole d’accord public-privé qui a été signé en août 2020. « Dans le but de sécuriser les importations, plusieurs idées ont été dégagées. Trouver par exemple d’autres pays pour les importations, pour ainsi contourner la crise », fait savoir la patronne de l’Opaco avant d’ajouter que les réunions jusqu’ici tenues « n’ont pas apporté les fruits escomptés ». 

 

Quant au ministre de l’économie Houmed Msaidie, il a expliqué que les parties prenantes ont « fait le choix d’une économie libérale », reconnaissant que les opérateurs privés « sont les acteurs du commerce et de la croissance économique de ce pays ». Parmi les problèmes  qui pénalisent les importateurs, la hausse des prix au niveau international. « La question sera étudiée pour éviter d’être à nouveau confrontés à d’autres problèmes afin de rassurer le consommateur et amortir les chocs dus à la situation mondiale », poursuit-il.

 

Présent dans cette rencontre, le ministre des finances dit que des efforts seront déployés pour éviter que le choc provenant de l’extérieur n’affecte pas tout le monde. Les prestations douanières caractérisées par les réévaluations des conteneurs seront aussi prises en considération. L’argentier de l’Etat a demandé au secteur privé de désigner ses représentants pour mettre en place la Commission de valeur. Celle-ci sera chargée de revenir sur les cas de litiges douaniers notamment liés à une surfacturation. Il regrette qu’« aucun importateur n’a saisi le ministère des finances ni celui de l’économie avec preuves à l’appui pour dénoncer une surévaluation d’un conteneur ». « Mettez-nous au défi pour voir si nous réagissons au lieu de dénoncer dans la presse et sur les réseaux sociaux ».

 

Ce dernier étudie les moyens qui peuvent permettre de récupérer les conteneurs qui sont et qui seront régulièrement en souffrance dans les ports régionaux. Les différentes parties se sont convenues d’une nouvelle rencontre pour approfondir les réflexions. Notons que le ministre des finances a pris les dispositions nécessaires pour que les 300 conteneurs dont 50 pour les ailes de poulet qui doivent être déjà au port depuis hier soir, soient déchargés ce lundi et dédouanés pour mettre rapidement les produits à la disposition des consommateurs.

 

Andjouza Abouheir

 


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