Le gouvernement a rencontré lundi dernier le secteur privé suite au mouvement de contestation sur la hausse des taxes douanières. Les organisations patronales ont encore une fois exposé au gouvernement leurs différentes revendications, ce qui a abouti à des commissions crées pour assurer le suivi de ces dernières.
Les organisations patronales et syndicales ont été reçues lundi passé par le gouvernement comorien. Les échanges ont porté sur les droits et taxes douanières, les transitaires, le commerce intérieur et extérieur, la commande publique entre autres. A l’issue des discussions, différentes commissions ont été mises en place pour suivre l’évolution de chaque revendication en fonction du secteur d’activités. C’était l’occasion pour le ministère des finances de réaffirmer les différentes décisions prises au niveau de la douane pour pacifier le climat et en finir avec la grève organisée par les acteurs économiques les 27, 28 et 29 janvier derniers.
C’est ainsi qu’une autre commission comprenant des représentants des différentes organisations et syndicats du secteur privé et le ministère des finances a été créée pour suivre et constater l’application ou non des mesures prises par le ministère des finances notamment au niveau de la douane. Présent à de cette rencontre, le secrétaire général du Synaco, le syndicat des commerçants, annonce qu’ils vont effectuer des évaluations cette semaines pour s’enquérir de la situation.
« La rencontre s'est focalisée surtout sur la question des taxes douanières car c’est là où il y a le grand fardeau des commerçants », indique Ahmedthani pour qui, les difficultés ne sont pas au niveau des autorités mais de l’administration laquelle ne respecte pas les décisions de l’État. « Le gouvernement était au complet. Mais on a constaté que les décisions ministérielles ne sont pas prises en considération dans les administrations. Nous allons discuter de cela avec les opérateurs économiques en vue d'établir une évaluation », poursuit-il.
En toute circonstance, au nom du syndicat des commerçants, ils ont demandé au gouvernement de trouver des solutions pour alléger la vie quotidienne avant l'arrivée du mois sacré du ramadan, fin avril. « On compte marcher main dans la main avec le gouvernement pour épargner les citoyens de vivre le pire pendant le mois de ramadan ».
Interrogé sur les prix hallucinants des produits locaux ne nécessitant, pourtant, aucune taxe douanière comme le fruit à pain, le manioc et autres produits, le Synaco fait savoir que les 2600 marchands enregistrés à Moroni forment un comité « en vue de pallier à ce problème ».
Pendant la rencontre, si le représentant de Beit-Salam a souligné la volonté du gouvernement de dialoguer avec les opérateurs, il insistera tout de même sur la création des groupes sectoriels devant discuter continuellement avec les différents ministres. Il également souligné l’importance de disposer d’un scanner à la douane pour des raisons de transparence et la nécessité de communiquer les déclarations des marchandises en amont pour faciliter le dédouanement et diminuer sensiblement le temps que le processus peut prendre. D’autres sujets comme la révision des textes pour encadrer les activités des commerçants de nationalité étrangère, la situation des transitaires, les taxes…ont été abordés.
Kamal Gamal
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