Une signature de contrats de performance a eu lieu mardi dernier au ministère des finances entre le ministre et les directeurs généraux des sociétés d’Etat, en présence du secrétaire général du gouvernement. Saïd Ali Said Chayhane salue les performances du travail du comité de supervision des établissements publics mis en place par le gouvernement pour un souci de maximisation des performances des sociétés nationales. « Le ministre des finances tient à rappeler que de jadis les sociétés d’État fonctionnaient sans repères budgétaires. Aujourd'hui, nous avons réuni tous ces travaux pour aboutir à ce contrat de performances », montre-il. Pour lui, tous ces objectifs de performances seront suivis de près par le comité de supervision des établissements publics mise en place par le gouvernement il y a quelque mois. « Ce dernier pourra intervenir pour rappeler à l’ordre ou pour opérer des modifications », poursuit-il.
Par cette signature, les directeurs généraux sont désormais soumis à un engagement de réaliser des bons résultats chaque mois. Il a été décidé aussi que les investissements à réaliser doivent faire l’objet d’une étude de rentabilité, notamment sur autorisation écrite du ministre des finances. Et par rapport aux recrutements, le contrat stipule que tout nouveau recrutement doit être justifié au préalable. Une justification qui devra être obligatoirement adressée au comité de supervision avant de lancer un appel à candidature.
Le contrat signé mardi dernier a aussi prévu des missions de l’extérieur. « Les missions sont soumises à une autorisation préétablie. Mais pour les entreprises qui éventuellement auront obtenu des marchés publics et qui ont des arriérés fiscaux, elles feront l’objet de retenue à la source avant le décaissement des montants liés aux marchés », indique l’argentier de l’Etat. En termes de mesures spécifiques, le contrat de performances précise que sur la base des prévisions budgétaires retenues et validées par chaque société d’État, cette dernière s’engage à verser une somme annuelle de 510 millions pour Ngazidja, 130 millions pour Mohéli et 330 millions pour Anjouan. Il s’agit d’une avance sur impôts et taxes.
Ibnou M. Abdou
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