La Gazette

des Comores

Les banques sont outillées sur la lutte contre le blanchiment d’argent

Les banques sont outillées sur la lutte contre le blanchiment d’argent © : HZK-LGDC

Les banques et les institutions financières sont formées sur la mise en œuvre des mesures préventives de Lutte contre le Blanchiment des Capitaux (LBC) et du Financement du Terrorisme (FT). La directrice du Service de Renseignement Financier souligne le faible nombre de déclarations d’opérations suspectes qu’ils reçoivent chaque année, soit moins d’une dizaine par an en moyenne.


La Banque Centrale des Comores en collaboration avec le Service de Renseignements Financiers (SRF) et l’appui financier du Programme d’Appui au Développement du Secteur Financier en Union des Comores (PADSF) financé par la Banque Mondiale a lancé ce lundi 13 décembre une formation sur la mise en œuvre des mesures préventives de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Ces ateliers se dérouleront également à Fomboni Mohéli et à Mutsamudu Anjouan, respectivement les 16 et 17 et les 20 et 21 Décembre 2021ont pour but d’outiller les participants du cadre juridique et institutionnel international et national, des devoirs de vigilance à l’égard de la clientèle, et du modèle de déclaration d’opérations suspectes entre autres. « Cet atelier tombe à point nommé, à une période où notre pays a engagé plusieurs réformes touchant à la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et contre toute forme de criminalité transnationale, mais aussi se trouve à quelques mois du début de son évaluation mutuelle par le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent (GIABA) », avance Hadidja Ali, la directrice du SRF.

 

Selon elle, dans le cadre du 2e cycle des évaluations mutuelles, le GIABA effectuera une visite sur place pour évaluer la mise en œuvre des recommandations du GAFI, à la fois à travers un examen de la conformité technique c’est-à-dire le cadre juridique et institutionnel du pays, ainsi que les pouvoirs et les procédures des autorités compétentes. Mais également l’efficacité, c’est-à-dire la qualité de la mise en œuvre des Recommandations du GAFI. « Et, à ce titre, les Institutions Financières que vous représentez aujourd’hui ici, seront évaluées à travers le Résultat Immédiat 4. L’analyse du Résultat Immédiat 4 vise à s’assurer que les institutions financières mettent en œuvre de manière satisfaisante des mesures préventives en matière de LBC/FT en fonction de leurs risques et déclarent les opérations suspectes », poursuit-elle.

 

Cette formation a aussi comme objectif de pousser les banques et institutions financières de détecter les opérations suspectes et les adresser par la suite au service de renseignement financier. « Cependant, force est de constater qu’aujourd’hui le faible nombre de déclarations d’opérations suspectes que nous recevons chaque année soit moins d’une dizaine par an en moyenne. Beaucoup d’institutions ici présentes ne les font pas alors que dans le cadre de nos analyses, nous constatons in fine que des flux financiers suspectés comme étant illicites passent ou transitent dans leurs comptes », dit-elle. Elle appelle à ces derniers de rester concentré pour lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

 

Nassuf Ben Amad

 

 


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