La Gazette

des Comores

Lancement de la campagne de girofle / Les producteurs s’alignent sur le prix fixé par l’Etat

Lancement de la campagne de girofle / Les producteurs s’alignent sur le prix fixé par l’Etat © : HZK-LGDC

Pour le lancement de la campagne du girofle, le prix du kilo a été fixé à 2000 FC. Un prix qui ne cesse de chuter depuis 2017. Le gouvernement met en garde quiconque se permettra de vendre le girofle en dessous du prix de référence.


C’est à Bandrani, la région phare du girofle sur l’île d’Anjouan que le lancement officiel de la campagne girofle 2019 a été fait le 1er aout dernier. Et cette année, le kilo du girofle est fixé à 2000 FC. Un prix qui ne cesse de chuter ces derniers temps. Une remarque que le président de l’association des producteurs de girofle à Anjouan n’a pas manqué de faire. « Les années passées, le kilo du girofle était de 3000 FC. De 2017 à 2018, il est passé de 2900 à 2400 FC. Et aujourd’hui, nous sommes à 2000 FC le kilo. Et par rapport à ce prix, on n’a rien à dire. C’est un décret de l’Etat et on va s’y conformer », indique Youssouf Chahid. Ce dernier explique qu’auparavant, tout le monde vendait le girofle comme bon lui semblait et que cette année la récolte est meilleure par rapport à l’année dernière. « L’année dernière, on a pu récolter plus de 500 tonnes de girofle à Anjouan. Et cette année, ce chiffre devra considérablement augmenter », montre-t-il.

 

Sachant que la vanille, le girofle ou encore l’Ylang ylang jouent un rôle prépondérant dans l’économie du pays, en termes de recettes d’exportation, le gouvernement comorien souhaite donner le maximum d’importance à ces produits de rente. Raison pour laquelle, il met en garde tous ceux qui se hasarderaient à vendre le girofle en dessous du prix de référence, et le contrevenant répondra de ses actes. « Le ministère de l’économie entend mettre de l’ordre dans un secteur souvent en proie à des désaccords entre entités régionales ou insulaires. Par ailleurs, le ministère a également constaté l’arrivée massive de traders étrangers qui passent par des commerçants nationaux pour spéculer sur les prix du girofle et les tirer vers le bas », lit-on dans un communiqué du ministère de l’économie.

 

Face à cette situation, le gouvernement tient à s’assurer que ces exportateurs saisonniers (qui apparaissent au début de la campagne de récolte pour disparaître à la fin de celle-ci) ont suivi toutes les démarches légales (séjour, statut d’exportateur, traçabilité et origine des fonds) pour pouvoir se livrer aux activités d’achat et d’exportation du girofle. « L’arrivée de ces hommes d’affaires aux moyens conséquents est aux dépens des producteurs locaux qui vendent souvent en dessous du prix fixé officiellement. C’est pour cette raison que le gouvernement cherche à protéger les acteurs comoriens en interdisant la vente du kilo de girofle à moins de 2000 francs », conclut-il.

 

Ibnou Mohamed Abdou


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.