La Gazette

des Comores

L’économie bleue aux Comores, vecteur d’un développement économique prospère

L’économie bleue aux Comores, vecteur d’un développement économique prospère © : HZK-LGDC

Le samedi dernier était organisé au Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique (Cndrs), une Journée sur l’Economie bleue. Cette activité rentre dans le programme, l’Année de l’économie bleue de l’océan Indien qui a débuté de mai 2021 à mai 2022. En effet, jusque là, et depuis 2017, cette journée était uniquement célébrée aux Seychelles. La France coordonne aux cotés de l’Afrique du Sud, des Comores, du Kenya, de Madagascar, de Maurice, du Mozambique, de la Tanzanie et des Seychelles et vise à soutenir à apporter un soutien aux initiatives locales, des actions de sensibilisation et des projets de recherche.


Ce programme vise à renforcer les synergies régionales en matière d’économie bleue et à promouvoir une gestion durable et responsable des activités économiques côtières et océaniques et la conservation de la biodiversité et des espaces marins et littoraux. Il défend une économie bleue juste et inclusive, bénéficiant aux populations de la région, tout en assurant la pérennité des ressources de l’océan et du littoral.

 

Aussi au Cndrs s’est tenue, une exposition en image en relation avec l’économie bleue, suivi d’une table ronde autour de la thématique « Économie Bleue». On a noté les interventions du Dr Ahmed Ouledi, Enseignant chercheur, sur « Les composantes de l’économie bleue », du Dr Nadjim Ahmed Mohamed, Biologiste marin, sur « Les menaces et les risques liés au milieu marin et côtier », de M. Imam Abdillah, Directeur général de la coopération internationale, Point focal économie bleue sur « L’économie bleue: enjeux nationaux et régionaux », de  M. Mohamed Ahamada, Coordinateur du projet de connectivité maritime sur les  « Origines et enjeux de l’économie bleue », de Monsieur Elhadj Mohamed, Économiste, sur les « Opportunités et difficultés de l’économie bleue aux Comores ». Dans son intervention Dr Katibou économiste au Pnud a déclaré que le Systèmes de Nations-Unies est partie prenante de cette thématique.

 

Selon la définition retenu par l’Union Africaine (UA), « Le concept de l’économie bleue (EB) intègre, dans une nouvelle approche, l’exploitation économique durable des ressources des océans, des lacs, des fleuves et autres étendues d’eau et la conservation des écosystèmes aquatiques . Il suggère ainsi une nouvelle manière d’envisager la valorisation économique des écosystèmes aquatiques et marins et la création d’emplois notamment en se référant aux principes de l’économie circulaire. »

 

A ce jour, le concept d’économie bleue dans notre pays ne semble pas encore franchi le terme de slogan. Pour preuve, le dossier de  la société de pêches de Voidju a été toujours géré en vases clos et ce n’est que dernièrement que le gouvernement a lancé un appel d’offres pour un éventuel repreneur. On peut espérer comme cela a été proclamé au Cndrs que l’économie bleue aux Comores, devienne réellement un vecteur d’un développement économique prospère.

 

Pour la petite histoire, en 1976, année de l’indépendance des Seychelles, il n’existait dans ce pays aucune pêche thonière industrielle, et peu d’experts prévoyaient un développement majeur de ces pêcheries. Aujourd’hui Victoria, la capitale, devenue l’un des ports thoniers les plus actifs au monde, héberge l’une des plus grosses conserveries de la planète et l’industrie thonière constitue la clef de voûte de l’économie du pays.

 

Mmagaza

 

 

 


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