La Direction générale des impôts des Comores a participé à la 2ᵉ conférence régionale sur la fiscalité des pays francophones, organisée par l’OCDE et le CREDAF du 6 au 7 mars dernier à Libreville, au Gabon. Cette rencontre a réuni des délégations d’une dizaine de pays africains francophones pour discuter des enjeux fiscaux actuels, partager leurs expériences et renforcer la mobilisation des ressources intérieures, afin de réduire la dépendance aux dettes extérieures.
Les Comores, à travers la Direction générale des impôts, ont pris part à la 2ᵉ conférence régionale sur la fiscalité des pays francophones, organisée par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et le Cercle de réflexion et d’échange des dirigeants des administrations fiscales (CREDAF). Durant deux jours, les plus hauts cadres des administrations fiscales, dont deux représentants comoriens, se sont penchés sur les enjeux actuels, notamment sur la nécessité de renforcer les capacités de mobilisation des ressources intérieures afin de réduire la dépendance des États africains aux dettes extérieures. Une dizaine de pays africains francophones ont participé à cette deuxième édition de la conférence, tenue à Libreville, au Gabon. « Avec des délégations venant de plusieurs pays, « cette conférence a offert une plateforme de dialogue et de coopération permettant aux pays francophones de discuter de leurs priorités et enjeux communs en matière fiscale, de partager leurs expériences et de promouvoir les meilleures pratiques, en vue de renforcer la mobilisation des ressources intérieures », précise une note de l’OCDE.
Les Comores, actuellement engagées dans un programme de réforme fiscale, ont été représentées par deux hauts cadres de la Direction générale des impôts. Honoré d’accueillir un tel sommet, M. Jules Potier Loembe, Directeur de cabinet du Ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations du Gabon, a souligné le caractère bénéfique de cette initiative pour les pays francophones. « Elle traduit une volonté partagée de bâtir des systèmes fiscaux plus justes, plus efficaces et mieux adaptés aux réalités économiques actuelles ». Au cours des travaux, les participants ont insisté sur la nécessité d’instaurer un climat de confiance entre l’administration et les contribuables, mais aussi, et surtout, sur la modernisation des services via la digitalisation. Les thèmes abordés incluaient notamment « la relation de confiance entre les administrations fiscales et les grandes entreprises, la fiscalité liée à la mobilité internationale, ainsi que la transformation numérique des administrations fiscales ».
Aux Comores, ces réformes se traduisent par la mise en place effective de la télédéclaration (déclaration en ligne des activités fiscales) et la modernisation des systèmes d’information, déjà engagée depuis plusieurs mois par la DGI dans le cadre de ses réformes prioritaires. L’ensemble de ces mesures vise à renforcer le civisme fiscal, fondé sur « la confiance, la pédagogie et la qualité du service public ». Selon la DGI, ce programme permettra « de mobiliser davantage de ressources intérieures tout en renforçant la transparence, la confiance et la proximité avec les citoyens », comme l’avait indiqué l’administration lors d’un atelier de sensibilisation organisé en décembre dernier.
Imtiyaz
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