Le directeur général de la société comorienne des ports (SCP), Claude Ben Ali, a annoncé à la presse, ce mercredi 08 janvier, l’officialisation d'une note visant à simplifier les paiements liés au transport maritime et à améliorer l’efficacité des opérations portuaires. Cette initiative répond à un besoin pressant d'harmonisation des frais de passage et de manutention, des enjeux cruciaux pour les armateurs opérant dans les eaux comoriennes.
Selon les détails fournis par Claude Ben Ali, ce nouveau dispositif permet aux armateurs de s'acquitter d'un unique droit de passage pour leurs marchandises. En effet, les frais de manutention seront désormais répartis en deux versements : 50% au départ du port d’embarquement et 50% à l’arrivée. Cette mesure promet de fluidifier les opérations et de réduire les dépenses cachées des entreprises maritimes. « Cela représente un grand pas en avant dans la facilitation du commerce maritime dans notre pays », a-t-il souligné, mettant l'accent sur l'importance de cette réforme pour dynamiser le secteur.
La réaction des armateurs a été unanime : ils se sont montrés très satisfaits des avancées apportées par cette note. Mohamed Jaffar, connu sous le nom de Kerinos et représentant de SGTM Maria Galanta, a exprimé sa gratitude en déclarant : « Nous sommes très reconnaissants et soulagés. Ce changement va véritablement alléger notre charge financière et administrative. » Cependant, il a également mis en lumière d'autres taxes qui nécessitent une simplification, notamment celle liée aux paiements trimestriels requis dans les ports de Mutsamudu et Moroni.
Au cours de la conférence, Ben Ali a dévoilé le contenu de la note, qui se compose de quatre articles, établissant clairement les nouvelles règles de gestion des frais portuaires et préconisant un cadre juridique plus transparent. Cette réforme constitue une réponse aux défis chroniques auxquels le secteur maritime des Comores fait face, et le gouvernement comorien semble déterminé à apporter des solutions concrètes pour stimuler l'économie locale et renforcer la compétitivité des ports.
La note est composée de quatre articles. Il a été décidé que désormais « les droits de passage (enlèvement, NDLR) des marchandises en provenance des îles Comores sont payés au port de départ à hauteur de 50% de la valeur du prix de la manutention de la marchandise au port ». Cet article inclut les deux mouvements de la manutention, à savoir le chargement et le déchargement des marchandises. L'article qui suit précise que « les droits liés aux opérations de manutention se règlent aussi bien au départ qu'à l'arrivée de la marchandise au port », à raison de 50-50 %. Un autre article stipule que « toutes les dispositions antérieures sont abrogées ». Toutes les directions des ports sont chargées de veiller à la bonne application de la décision, qui prend effet ce 8 janvier. Cette mesure est une bouffée d'oxygène pour les opérateurs économiques.
Younès
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