La Gazette

des Comores

Après 3 mois d’inquiétude, les producteurs de girofle ont enfin reçu leur dû

Après 3 mois d’inquiétude, les producteurs de girofle ont enfin reçu leur dû © : HZK-LGDC

Cette année, plusieurs producteurs de girofle à Mohéli se sont constitués en coopérative des produits de rente COPREM à l’initiative du PDG de l’entreprise Comores vanille. Plusieurs tonnes de girofle ont été collectées et exportées par ladite coopérative sans que les producteurs aient perçu un rond. Après presque 3 mois d’attente, l’inquiétude avait commencé à gagner certains de ces paysans. Mardi dernier, la distribution de l’argent a débuté dans la région de Djando et va se poursuivre, selon les responsables, dans les autres régions. Un ouf de soulagement des producteurs !


La coopérative des producteurs de produits de rente (COPREM) a réuni ce mardi ses membres de la région de Djando dans le village de Wanani. L’objectif est de leur remettre enfin leur argent après plusieurs mois d’attente, mais surtout de les remercier de la confiance  qu’ils ont su placer en la coopérative. Créée il y a juste 5 mois par Assani Ahamada, natif de Mayotte et PDG de l'entreprise Comores vanille, la COPREM a pu regrouper des centaines d’agriculteurs comoriens.

Cette association, selon les initiateurs, a pour objectif de faire décoller l'économie de l'agriculteur tout en valorisant les produits de rente. « Les producteurs de rente moheliens n'arrivent pas à bouger de leurs quotidiens puisqu'ils ne sont pas tous réunis pour peser de tout leur poids » a fait remarquer Assani Ahamada, président de la COPREM. « Les investisseurs nationaux profitent de cette faiblesse pour puiser la richesse du grenier des Comores afin de s'enrichir sur le dos des autres. C'est ce que nous voulons changer » a-t-il poursuivi.

Ces producteurs ont évidement fait preuve d’une grande confiance à la coopérative qui vient juste de se créer. Plus de 70 tonnes de girofle ont été confiées à la COPREM pour les écouler pour ensuite payer les producteurs. « Nous nous sommes lancés dans la collecte du girofle afin de créer une concurrence sur le marché de ce produit, et cela a marché car grâce à notre introduction dans ce biseness, cette année le prix du girofle est plus attractif » se glorifie  Assani Ahamada, avant d'ajouter « la BDC nous a accordé un prêt de plus de 200 millions de francs comoriens pour se lancer dans le marché ».

Le kilo de girofle a été pris à 2600 fc par la coopérative pendant que chez les autres acheteurs il était vendu à 2375 fc et quelques fois à 2300 fc. « Notre objectif n'est pas seulement de collecter du girofle ou de la vanille. C'est aussi d'aider les agriculteurs à se mettre débout dans leur quotidien puisque à Mohéli, un agriculteur reste malgré tout une personne pauvre » disait Bianrifi Yousouf Mdjassiri, porte parole de la COPREM. De cette initiative, des comptes bancaires sont ouverts au profit des adhérents, une manière de faciliter le financement de leurs activités agricoles. « Avec ces comptes bancaires, un agriculteur a largement le droit de faire des prêts pour se relancer » explique le porte-parole. Il est à noter qu'à Mohéli, c'est la première fois qu'une coopérative agricole arrive à faire bouger les lignes pour aider les amoureux du travail de la terre.

Riwad

 


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