Après la sortie des projets comme "Mwanadamu" en 2019 et "Mfu wa mbwa" sorti récemment, le rappeur originaire de Hahaya dit être en préparation du "Djanaza Volume". Dans un entretien avec La Gazette des Comores, l'artiste prévient de frapper fort sur son projet en cours.
Avec sa musique considérée blasphématoire, Titi le Fourbe fait l’objet de plusieurs critiques sociales tout comme religieuses. Avec ses punchlines dosés, les uns accusent l'artiste de mécréance tandis que les autres lui trouvent des traits philosophiques sur la mystification de son message. Interrogé sur sa foi religieuse, l'artiste s'est abstenu de donner une réponse claire. « J'aime bien tout ce qui concerne pensée et réflexion, donc oui ça fait plaisir », dit-il, pour faire comprendre son ambition de faire parler les gens.
De son vrai nom Anrifi Mohamed Saleh, Titi le Fourbe, est un artiste qui se démarque des autres par ses concepts musicaux hors du commun comme "Djanaza". Sur ce dernier, Titi explique que « c'est un peu bizarre pour les autres. Mais Djanaza est une porte où le passage d'une vie à l'autre. Et ce passage est réservé à l'homme, d'où le concept « Mwanadamu ». Très connu par ses punchlines basés sur le RAP, Titi prépare Djanaza Volume. « C'est du très lourd », précise t'il.
Quant à MFU WA MBWA qu'il a travaillé avec des jeunes de son village natal Hahaya, il montre que « c'est un arbre très ancien qui se trouve à Hahaya et vu que le projet et 100% c'était logique de le choisir comme nom du projet. C'est un projet qui nous a pris plus d'un an ». Loin de la pensée des autres, Titi se veut un artiste adoptant un style qui n'a jamais été et sera propre à lui. Il fait comprendre que ses punchlines ont un sens et des significations particulières. Avec son slogan "Ngasi Ho Hidzani" pour établir les complications d'ici-bas et l'harmonie de la nuit contre celle du jour. Toutefois Le Fourbe évolue non seulement dans le domaine musical mais il prospère aussi dans l'aviculture. « J’ai fait des études et j'ai un diplôme concernant les transports aériens. Je travaille dans l'élevage des poules surtout dans le domaine des pondeuses. Ce commerce me fait vivre ».
Kamal Gamal
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