Il faudrait un peu de temps avant que la ferveur ne redescende à Marseille après le passage des Cœlacanthes, l’équipe nationale des Comores. Opposée en amical au Sénégal dimanche dernier, l’équipe des Comores n’en finit pas de faire parler d’elle dans la presse française. Et cette fois, c’est le plus illustre des franco-comoriens de l’hexagone qui en parle. Interrogé par le magazine l’Equipe, Soprano est revenu sur son attachement à l’équipe des Cœlacanthes.
J'ai toujours été connecté, on représente nos origines, nos parents. Beaucoup aiment dire : « Soprano, c'est le Comorien le plus connu au monde. » Je suis français, mais je représente aussi les Comores. Quand je suis parti là-bas en 2009 ou 2010 on m'avait appelé pour assister à un entraînement de l’équipe nationale. » Et ce dernier de continuer sur son engagement en faveur du développement du football comorien. « Ils avaient peu de moyen, m’avaient demandé si on pouvait investir. On l’a fait pour qu’ils puissent faire des tournois dans l’océan indien. Petit à petit on est passé à l’idée de faire les barrages pour intégrer les barrages pour les éliminatoires de la CAN. » Une attitude qui démontre que de la scène aux terrains de football, Soprano n’a jamais rompu le lien avec ses origines.
Au-delà des mots, le rappeur marseillais a choisi de s’engager concrètement aux côtés du football comorien. Un engagement qui s’est traduit par un soutien matériel, mais aussi par une volonté d’accompagner la sélection dans sa progression. À l’époque, les ambitions étaient encore modestes, mais l’idée était déjà de permettre aux Cœlacanthes de franchir un nouveau cap. Des tournois de l’océan Indien aux éliminatoires de la CAN, le chemin parcouru témoigne de cette évolution. Soprano aura ainsi contribué, à son échelle, à rapprocher davantage le football comorien de ses ambitions. Une manière pour lui de faire vivre ses origines bien au-delà de la musique, jusque sur les terrains.
Revenant sur le match du Vélodrome contre le Sénégal, Soprano s’est senti honoré d’avoir été choisi au côté d’autre légendes comoriens de Marseille pour se donner le coup d’envoi « C'est un truc de fou, de pouvoir donner le coup d'envoi ! Normalement, il y’a Alonzo (un autre rappeur/et Hamada Jambay (ancien de l'OM) avec moi. Comme ça, ça fait vraiment les Comoriens de Marseille. L'équipe des Comores vient jouer dans la deuxième capitale des Comores, et surtout au Stade-Vélodrome. Pour nous, c'est une fierté, un honneur. » Aux côtés de Soprano, Hamada Jambay incarne lui aussi cette histoire entre Marseille et les Comores. Ancien joueur de l’OM et actuel Responsable des équipes nationales, il représente un autre lien fort entre le football marseillais et l’archipel. Avec Alonzo et Soprano, ils forment ainsi un trio symbolique. Trois figures issues de parcours différents, réunies par une même identité et un attachement aux Comores. Au Vélodrome, leur présence a donné une résonance particulière à cette rencontre entre les Cœlacanthes et le Sénégal.
Et Soprano de finir par nous raconter une anecdote dont il a le secret « Le jour où ça été à annoncer, dis-toi bien, les gens ont dû croire que j'étais dans l'organisation, j'ai reçu des milliers de messages pour avoir des places. J'ai dit : « Où je trouve les places, moi ? Ce n’est pas moi qui organise ! » Mais cela n’est pas anodin : à force d’être présent, engagé et proche de sa communauté, Soprano est devenu une figure à laquelle les Comoriens associent naturellement les grandes initiatives qui les rassemblent. Au point que, pour beaucoup, il semble presque évident qu’il est forcément derrière tout ce qui touche de près ou de loin à la communauté comorienne.
Imtiyaz
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