La Gazette

des Comores

Seush : « Nous vivons une aventure de rêve »

Seush : « Nous vivons une aventure de rêve » © : HZK-LGDC

Seush, Salim Mzé Hamadi Moissi de son vrai nom, est le patron de la compagnie de danse Tche-za et fondateur de la première école de danse, Tche-za School. Avec ses soldats de scène, le chorégraphe ne cesse de conquérir le monde et de faire connaitre le talent et la richesse de la danse comorienne. Actuellement en France pour une tournée avec leurs deux dernières créations, Massiwa et L’Expat, la compagnie vit pleinement leur vie d’artistes. Dans cette interview, Seush revient encore sur sa volonté de professionnaliser la danse et de donner la chance à d’autres jeunes de vivre pleinement de cet art. Interview.


La Gazette Des Comores : Tche-za est en tournée en France cela fait pratiquement un mois, combien de temps cette aventure va-t-elle durer ?

Seush : La tournée s’achève en février prochain pour la France Hexagonale.

LGDC : Comment le vivez-vous ?

Seush : Nous vivons une aventure de rêve. Comme disait un des danseurs, c’est beau la vie d’artiste. Visiter presque toutes les villes de France, les rencontres surtout la fierté de voir les gens qui sont différents de toi socialement venir te voir dans le seul but de connaitre d’où tu viens et te découvrir, c’est enrichissant. Nous sommes bien accueillis partout où nous sommes. La France c’est un pays accueillant.

LGDC : Dans les vidéos que vous postez, on voit des salles quasi pleines. Qu'est-ce que cela vous fait sachant qu'aux Comores la danse n'est pas encore à un grand niveau ?

Seush : Cela me fait plaisir de voir que la création chorégraphique comorienne est si populaire. Qu’on touche le monde alors que chez nous on est toujours dans le mépris. Mais on espère qu’avec le temps les comoriens vont se rendre compte de l’importance de la danse à travers la considération que nous accorde le monde. Maintenant en France et dans la presse quand on parle de hip hop, on parle beaucoup plus de la danse hip hop qu’autre chose. Cela nous fait du bien précisant que les autres arts ne déméritent pas cette visibilité. On espère qu’un jour les comoriens vont respecter cet art qui est si méprisé et respecter les autres types d’arts en général car cela va dans le sens positif pour le développement de notre pays. 

LGDC : Combien de dates avez-vous eu lors de cette tournée ?

Seush : Nous avons une quarantaine de dates pour le spectacle Massiwa et pour l’Expat, nous avons une trentaine de dates. On espère que d’autres dates vont être programmées pour continuer ainsi notre aventure à faire découvrir notre talent et la richesse de nos îles.

LGDC : Quel est le lieu qui vous a marqué le plus ?

Seush : Tous les lieux étaient magnifiques. Chaque endroit était spécial et d’ailleurs, je remercie tous les gens qui se sont déplacés pour nous et surtout aux comoriens qui n’ont pas manqué de faire le déplacement pour voir nos spectacles.

 

LGDC : Chaque jour qui passe, la compagnie s'agrandit un peu plus. Les jeunes danseurs se professionnalisent de plus en plus. Le Tche-za School joue-t-elle un rôle à cela ?

Seush : Oui l’ouverture de l’école de danse joue un grand rôle. Maintenant, on va former encore plus et aussi ouvrir les portes à d’autre jeunes qui veulent vivre de la danse car notre objectif c’est ça : professionnaliser cet art. Faire en sorte que la danse soit un art respecté, il va nous falloir donc éduquer les jeunes dans la bonne démarche artistique. On espère, incha allah, continuer encore.

LGDC : Après l'ouverture de la première école de danse et l'enchaînement des tournées d'avant et d'après l'ouverture de l'école, qu'est-ce que "Le Mze(1)" réserve au secteur de la danse ?

Seush : Le Mzé va bientôt attaquer sa prochaine création et cette fois si on trouvera des filles dans la trempe chorégraphique.

  • Titre honorifique signifiant le terme ‘’Boss’’, ‘’Chef’’, ‘’Patron’’…etc.

 

Propos recueillis par Kamal Gamal

 


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