La Gazette

des Comores

Salim Ali Amir à la rescousse du toirab

Salim Ali Amir à la rescousse du toirab © : HZK-LGDC

Des notes, des techniques de bases et d’improvisation en clavier. Tels sont les savoirs transmis à 8 jeunes passionnés de toirab, au cours d’un atelier de formation conduit par Salim Ali Amir.


L’atelier de formation de clavier a baissé le rideau vendredi 05 octobre dernier dans la soirée à l’Alliance française de Moroni. Une semaine de cours, de musique, de savoir…Tout a été au rendez-vous pour répondre aux attentes de ces 8 participants passionnés du monde de la musique.  D’après leur formateur Salim Ali Amir, cette initiative d’organiser cet atelier vient de la remarque sur la perte de vitesse du toirab. « Nous avons jugé nécessaire d’organiser cette formation avec la collaboration de l’Alliance française de Moroni. J’ai parcouru différentes régions et studios et j’ai noté pas mal de lacunes. La musique fait partie de moi et si la musique comorienne est mal interprétée, nous serons tous touchés. D’où l’idée de transmettre mon modeste savoir à ces jeunes », avance-t-il. Cette formation a selon le formateur tenu compte des lacunes de chaque participant. « Nous espérons que chaque participant saura désormais  améliorer la qualité de son travail en studio. L’interprétation scénique sera également améliorée.  Toutes ces techniques vont servir pour la conservation du toirab », renchérit-il.

 

De son côté, le directeur de l’Alliance, Jean-Rémy Guedon, a expliqué que cet atelier est le choix  de Salim Ali Amir. Il fait savoir que l’alliance écoute les artistes et leurs désirs, dans le but de les accompagner. Ce n’est pas la première fois que Salim Ali Amir donne un atelier. Il en a déjà  organisé un en faveur des femmes qui chantent dans les festivités de mariages. « Le principe, c’est la pédagogie. Le transfert des compétences est l’une de nos composantes à l’Alliance. Nous avons des élèves en français et quelques uns en musique, même si ce n’est pas notre fonction première. Salim a proposé de transférer ces compétences et nous lui avons donné cette occasion », souligne celui qui annonce que vers la mi-mai 2022, l’Alliance prévoit de monter le premier festival  international de Toirab.

 

Conquis durant cette belle expérience, les participants ont manifesté leur joie. Pour eux, cette formation a répondu à leurs attentes. « Nous avions certaines connaissances en musique et aujourd’hui cette formation à comblé nos lacunes et c’est une bonne chose. Comme vous le savez aux Comores, il n’y a pas d’école de musique. Chacun de nous a appris de lui-même. Aujourd’hui nous avons les techniques justement pour améliorer la donne » souligne Ali Nourdine Karihila, le propriétaire du studio Paradis. Même son de cloche pour le passionné Idriss Saandi. « Le temps a été minime. Nous aimerions que de telles formations soient organisées pour ceux qui ont la volonté d’apprendre. Certes nous avons appris certaines techniques aujourd’hui mais il faut également s’exercer beaucoup… ». Une activité qui participe sans doute à la préservation du patrimoine culture comorien.

 

Andjouza Abouheir

 

 

 


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