La Gazette

des Comores

Pica festival : La photographie comme représentation identitaire

Pica festival : La photographie comme représentation identitaire © : HZK-LGDC

La première célébration de la photographie pica festival a débuté ce jeudi 24 octobre à Moroni. En partenariat avec plusieurs organismes comme l’IHOI, le département de La Réunion, le ministère de la culture etc., cet évènement veut promouvoir la culture comorienne et explorer le patrimoine à travers le regard des photographes.


Plusieurs acteurs de la culture se sont réunis à Moroni ce jeudi 24 octobre pour ce rendez-vous culturel « du PICA festival ». Cet événement rentre dans le cadre de la promotion et préservation du patrimoine culturel. D’emblée, le vice-président du 6e congrès panafricain et président du festival, Ali Ahmed Mahmoud, précise que ce festival a pour mission  d’inciter les gens à avoir un autre regard de la photographie, sur notre histoire, identité, sur l’afrodescendence du comorien etc. « C’est pourquoi nous essayons de ramener la population à revenir vers la photo, afin d’avoir une autre perception que juste l’instantanée », avance-t-il. Et de poursuivre : « Nous allons tout mettre en œuvre pour que ces activités deviennent biennal. En 2026 à la même date, du 24 au 31 octobre, nous organiserons ce festival avec des acteurs de l’océan indien. Par ailleurs, nous souhaitons avant 2026, posséder un musée virtuel de la photo, un endroit où les gens pourraient se rendre pour découvrir l’histoire des Comores à travers la photographie, un objectif primordial », souligne-t-il.

Présente,  la directrice général des arts et de la culture, Wahidat Hassani explique que ce premier festival s’inscrit dans un ensemble de manifestations visant à promouvoir et à stimuler toutes les initiatives de dynamisation de la problématique culturelle aux Comores. «L’ouverture de ce festival par son format succède au 6e congrès culturel panafricain qui s’est tenu à Moroni du 23 au 27 septembre dernier », se remémore-t-elle. A en croire Wahidat Hassane, les arts dans toutes ses formes et dimensions ont toujours été l’expression la plus visible de la culture des peuples qui les produisent et les diffusent. « Nous formulons le vœu que ce festival propulse la création artistique aux Comores vers une notoriété méritée. Les potentialités existent ici aux Comores, il faut sortir ces artistes comoriens de l’anonymat », confie-t-elle. Elle ajoute que les arts et la culture comorienne connaissent une reconnaissance. « Notre département a eu l’opportunité au cours de ces dernières années de mettre en avant la photographie dans les activités à travers les festivals internationaux tels que le kumbh Mela festival en Inde, le FACC festival contemporain aux Comores, etc. ».

Cet événement a émerveillé plus d’un. « Après l’ouverture officielle, la démonstration des mannequins vêtus en habits traditionnels m’a laissé sans voix. Voir des jeunes qui s’habillent toujours ainsi démontre qu’on n’a pas totalement perdu notre identité », explique une personne dans le public », tout en précisant, « ce qui m’a vraiment marqué c’est qu’à l’exposition j’ai pu voir des photos des médinas de Ndzuani, Mwali et Ngazidja mais plus encore des lampadaires que nos grands-mères utilisaient dans les années 30-40. Des moments forts à s’en souvenir », se rappelle-t-elle. C’est en 2007 que l’association de la promotion des arts visuels a été créée, pour donner une visibilité aux photographes dans la vidéo.

Mohamed Ali Nasra

 

 

 

 


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