La Gazette

des Comores

Littérature : « The Story of life», de l’anglais entre nos mains

Littérature : « The Story of life», de l’anglais entre nos mains © : HZK-LGDC

Ecrire en anglais pour inciter les universitaires Comoriens à comprendre cette langue et à l’apprécier, telle est la devise d’Anziz Athoumani. Avec son livre intitulé « the story of life » qui veut dire « l’histoire d’une vie », est une partie de sa vie, de la communauté de bidonville de Moroni et leur triste sort.


Disponible en bibliothèque depuis 2019, « Story of life » est une infirme partie de la vie de l’auteur Anziz Athoumani et de la communauté des bidonvilles à l’instar de Madjadjou. Passionné de langue anglaise dès plus son bas-âge, l’admirateur de Maupassant, d’Agahta Christy et de Daniel Steel, décide de plonger dans sa narration en utilisant la plume anglaise. Dans son récit de 73 pages, ce dernier raconte la vie en bidonville, son passé et son présent. L’idée d’écrire ce livre, lui vient de l’accident de son fils.

« Mon fils, a été heurté par une voiture gouvernementale en 2017. Il l’on laissé sans prise en charge ni suivi. C’était à moi de m’occuper pour son rétablissement. Cela m’a vraiment marqué et m’a donné l’inspiration », confie-t-il. Ecrire en anglais était pour lui une façon de pousser les universitaires à se pencher plus sur cette langue. « Les universitaires sont les premières cibles de cet ouvrage pour qu’ils le comprennent, ce qui est un atout dans la vie professionnelle », dit-il. 

Mais il n’y a pas que cela, l’écrivain s’est aussi inspiré du changement de la capitale et du comportement de la communauté. « Dans ce livre, je raconte la vie d’un père, comorien, mon vécu dans les bidonvilles de Moroni et comment la communauté a considérablement changé », précise-t-il. Ce dernier expose la réalité du quartier Madjadjou au sud de la capitale. Les conditions misérables ont vraiment boosté sa vie. Selon lui, une personne sur deux vit dans des conditions d’insalubrité et d’insécurité totale dans ce quartier populaire, une conséquence de l’urbanisme mal géré. Selon lui, le gouvernement ignore la réalité à laquelle font face ces gens pour survivre. Prostitution, délinquance, concentration en milieu familial, faim et autres, telle est la triste réalité de ces quartiers. « Je voulais montrer aux gens la difficulté qu’on vit. Certains empruntent les chemins courts pour s’en sortir du gouffre. Cependant, les conséquences peuvent conduire des personnes à la destruction totale de leur vie. Ce qu’il faut retenir c’est que dans la vie, il faut persévérer », laisse entendre cet auteur qui croit à un ultime combat pour un avenir meilleur.   

Andjouza Abouheir

 


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