Le palais Ujumbe construit en 1541 par le Sultan Idarousse, ce haut lieu historique qui serait abandonné après le règne du Sultan Mohamed Sidi au XIXème Siècle sera réhabilité. Le palais qui s’était effondré dans son aile droite en 2008, des fissures partout, plusieurs poutres détériorés, a donc fait l’objet d’un projet de réhabilitation lancé par le CPC (collectif du patrimoine des Comores). Ce dernier est cofinancé par l’ambassade des USA à Tananarive et l’association CHAM (chantier histoire art médiéval).
Ce grand palais royal et historique situé en face de la mosquée de vendredi du centre ville de Mutsamudu est en plein chantier de rénovation. Ce chantier est cofinancé par l’association CHAM et l’ambassade des USA à Antananarivo.
Ce projet est monté par le CPC qui serait la cheville ouvrière pour la protection et la conservation du patrimoine comorien. « Nous sommes l’épaule qui supporte toutes les marques de fusil pour le patrimoine national » souligne le coordonateur du projet et chargé de la communication, Farid Rachad. Et lui de faire savoir que «CHAM avait envoyé une mission d’étude de restauration en 2014 et aujourd’hui, elle a dépêché, Mr Jean Francis, pour continuer une grande étape du projet de réhabilitation du palais».
On a appris que la restauration et l’hébergement de l’architecte sont pris en charge par le CPC, mais les autres frais sont payés par le CHAM. Le coordonateur a en fin indiqué à la Gazette qu’un autre chantier de presque deux mois sera lancé à partir de 25 juillet prochain. « En terminant la phase restauration en cours, on va ouvrir un autre grand chantier qui va consister en la sculpture, peinture des poutres pour une image identique aux anciennes abîmées et plusieurs emplois seront crées, une aubaine pour les artistes (il ya en tout 280 poutres à décorer) ».
Pour Louis Nizet, responsable de l’Antenne du Collectif, ce quatrième chantier a précisément quatre étapes bien distinctes : « accès à la sécurité, lutte contre l’humidité, pose de 200 poutres pour soutenir les poutres abîmés » et ensuite « un deuxième chantier a assuré la reconstruction des murs effondrés face ruelle (travail fait par les experts zanzibarites, ndlr), la maçonnerie des murs, qui avait un autre chapitre important, pour lequel deux personnes locales sont formées». Et pour un troisième, qui a mis en œuvre un expert en charpente pour remplacement de poutres abimées et conjointement à la formation du personnel.
Enfin, le quatrième est dernier chantier est celui du 2016, dont Jean Francis est en plein exécution. Selon Nizet, «on va entamer la frise décorative sur la façade extérieure, ensuite passer au remplacement de 40 poutres, et puis la finition de 5 locaux à l’intérieur prévus pour la fin 2016 ».
Il faut noter que l’œil inquisiteur de la presse a fait une remarque : un travail d’hercule définit le reste du chantier, le palais qui était menacé d’effondrement total, refait peau neuve, et un savoir faire bénéfique pour les locaux (…), le projet encours a déjà crée plus de 10 emplois salariés.
Nabil Jaffar
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