La Gazette

des Comores

Finale Une nation, mille danses : Quand le Dandarou de Mohéli écrase tout sur son passage

Finale Une nation, mille danses :  Quand le Dandarou de Mohéli écrase tout sur son passage © : HZK-LGDC

L’île de Mohéli, perle discrète de l’archipel, a prouvé une fois de plus qu’elle demeure le cœur battant de la tradition nationale. Ce dimanche 2 novembre 2025, à Domoni Anjouan, la petite île s’est hissée au sommet du Concours national de danses traditionnelles « Une nation, mille danses », offrant une prestation magistrale du célèbre rythme dandarou. Un triomphe éclatant récompensé d’un chèque d’1 million de francs.


Organisé dans le cadre des 50 ans d’indépendance des Comores, ce concours culturel n’était pas qu’une simple compétition : c’était un cri d’amour à la richesse patrimoniale du pays. L’événement a rassemblé les plus hautes autorités nationales, à commencer par le président de la République, Azali Assoumani, entouré du président de l’Assemblée nationale, Moustadroine Abdou, des gouverneurs Zaidou Youssouf et Ibrahim Mohamed Mzé, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement, élus locaux et personnalités culturelles. Dans cette atmosphère de ferveur et de fierté nationale, Mohéli a illuminé la scène.

 

La danse dandarou, issue du riche répertoire mohélien, ne se limite pas à un simple mouvement du corps : elle raconte une histoire, celle d’un peuple profondément enraciné dans ses traditions, sa musique et sa spiritualité. Ses percussions puissantes, ses pas cadencés et sa chorégraphie empreinte de symbolisme ont transporté le public dans un voyage où le passé et le présent s’entrelacent. Les jurés n’ont pas hésité et Mohéli a dominé la scène, imposant son style et sa grâce avec une authenticité désarmante. Mais l’événement a aussi été marqué par un geste fraternel fort. En reconnaissance du rôle de Mayotte dans la promotion de la culture comorienne, le président Azali Assoumani a remis à l’association mahoraise un double prix exceptionnel : un « coup de cœur » et un trophée d’honneur. Une main tendue pour rappeler que, malgré les frontières politiques, les liens du sang et de la culture restent indélébiles entre les îles sœurs.

 

Derrière Mohéli, l’association de Ngazidja a remporté le deuxième prix, saluant la rigueur et la passion de ses danseurs, tandis que l’île d’Anjouan, avec sa splendide interprétation de la Rasiya, a décroché la troisième place. Ce podium illustre la diversité et la vitalité des traditions comoriennes, où chaque île contribue à la richesse d’un même héritage. À travers ce triomphe, Mohéli ne s’impose pas seulement comme la gardienne du dandarou, mais comme un modèle vivant de transmission culturelle. Son potentiel traditionnel, longtemps sous-estimé, s’affirme aujourd’hui comme un atout national pour l’identité comorienne. La danse, le chant, le rythme et la passion s’y unissent pour célébrer une nation unique : les Comores, une nation, mille danses.

 

Younes

 


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