La cinquième édition du Festival d'Art Contemporain des Comores (FACC) débute à Moroni ce lundi 14 novembre. C’est l’occasion de célébrer les 10 ans de l’évènement depuis sa création en 2012. Devant la presse, Fatima Ousseine a parlé d'un festival particulier par rapport aux autres évènements, mais aussi la participation d’une cinquantaine d’invités de tous bords.
A partir de ce lundi 14 novembre, Moroni vibrera aux rythmes des activités culturelles prévues pour la cinquième édition du festival d'art contemporain. Devant les médias, Fatima Ousseine, présidente de la FACC s'est réjouit des progrès réalisés par son association comme propulser des projets artistiques et culturels, faire en sorte que l'artiste vive de son art, augmenter régulièrement la participation des artistes locaux et internationaux au niveau du pays. « Nous, si on parlait du bonheur », tel est le thème choisi pour célébrer cette 5e édition. Et la présidente du FACC a annoncé la participation de plusieurs artistes internationaux venus des États Unis d’Amérique, de Haïti, du Canada, du Benin, du Burkina-Faso, d’Allemagne, de France, des Seychelles, de Maurice et de La Réunion, Egypte, Syrie, Jordanie et entre autres. « C'est parmi mes plus grandes ambitions, voire des artistes internationaux chez nous. A travers ces invitations, on développe le tourisme », avance-t-elle.
Une cinquantaine d’invités à la fois des élèves pour le concours international jeunesse, des conférenciers, des artistes plasticiens de tous bords sont attendus pour cette 5e édition. « Lors de cette même édition, on a un travail sur le numérique, des artistes qui viennent faire des Hop Hart, une expression artistique qui joue sur la visualisation, il va y’avoir une dame qui va danser dans les arbres et une programmation du cinéma absolument extraordinaire », précise-t-elle.
Pour cette nouvelle édition, plusieurs prix vont être décernés notamment le «Simbo national», le «Simbo d’Or», le Prix spécial du Jury et le «Simbo Jeunesse» dédié aux élèves. Hormis le concours d’art plastique des élèves de Ndzouani, Ngazidja, Maurice, Maore, Mwali, la Réunion, Sénégal, Seychelles, diverses expositions et conférences vont tenir les Comoriens en haleine durant des jours. On peut citre entre autres «L’Unité dans la diversité» avec Zaahirah Muthy, «L’Afrique et les Sciences» de Cheikh Mbacké Diop, «Pas de Nous sans Moi» avec Napalo, «De l’Ombre à Lumière» avec Mahamoud Ali Ahmed ou encore «Le Facc et l’Exposition Universelle de Dubaï» par la commissaire Fatima Ousseni.
Durant ces jours, d'autres activités sont envisagées pour désenclaver la culture et l'art comoriens. « Nous avons une culture à vendre. Le Ukumbi, on peut organiser ça au foyer des femmes pour montrer à nos invités notre tradition, en quelque sorte nos festivités dans les mariages. Ça pourrait leur plaire. Et les paniers qu'on offre soient remplis d’objets artisanaux. Comme ça, on développe peu à peu l'esprit patriote comorien » précuise-t-elle. Et d’ajouter : « Si l'on sait d'où on vient, on sait où on va ! Pour dire qu'il faut savoir ce qu'on a pour en valoriser au lieu de valoriser ce que possède l'autre. D'où le thème du FACC, Ujijuwa ». Pour rappel, la première édition du FACC a démarré en 2012 avec une préparation qui était depuis 2010. Le festival est né de la volonté de valoriser l’art aux Comores et l’art des Comores.
Kamal Gamal
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