Les Comores ont pris part à la récente édition de la Coupe d’Afrique de Slam-Poésie (CASP), organisée à Ndjamena, au Tchad. Cette compétition continentale se veut un véritable espace d’échanges artistiques entre slameurs, visant à renforcer les liens culturels et à promouvoir la cohésion entre les peuples à travers la force des mots et la performance scénique. Le parcours comorien s’est toutefois arrêté en demi-finale.
La quatrième édition de la coupe d'Afrique de Slam-Poésie (CASP) s’est déroulée du 1er au 6 décembre dernier. Pendant ces six jours de compétition poétique, le pays a été représenté par Slafouète dont le vrai nom est El Badaoui Saïd Aboudou, originaire de Ngazidja, et par Halda Hassani, originaire de Ndzuani.
Malgré la performance artistique exprimée sur scène, la compétition s'est arrêtée en demi-finale pour les Comores. Joint par nos soins, Slafouète s'est exprimé : « Je crois profondément que, pour représenter son pays, il faut prendre le temps de comprendre les autres. Se cultiver sur l’histoire et la sensibilité des peuples rencontrés permet de créer des liens sincères et de porter une parole plus authentique. Je connais mon histoire, je me suis ouvert à celle des autres, et cela m’a permis de tisser plus de dix liens dès le premier jour ». Et de poursuivre : « Pour participer à la CASP, mon rôle a été de travailler avec Halda Hassani sur l’aspect artistique et gestuel : respiration, posture, présence scénique et cohérence émotionnelle. Comme elle possède déjà une plume affirmée, il s’agissait d’affiner tout ce qui entoure la performance afin qu’elle représente dignement les Comores ».
Précisons que la Coupe d’Afrique de Slam poésie est une compétition continentale qui a lieu tous les deux ans. Elle réunit des artistes de slam et de spoken word, et des représentants de plus de 20 pays africains. Et dans cette quatrième édition, le Sénégal s'en est sorti vainqueur.
La compétition a été un succès pour le pays dans la mesure où les participants ont pris part à de nombreuses activités dont des ateliers artistiques, des rencontres pédagogiques et des échanges culturels et spectacles. « En tant qu’ambassadeur et slamaster, j’ai aussi été amené à intervenir. Avec deux autres pays, nous avons été invités à animer une session sur le thème (Slam comme outil pédagogique) à l’école SANGOYA, dans la communauté de Matoto. C’était un moment de partage essentiel qui s’inscrit pleinement dans la mission du CASP », s'est réjoui Slafouète. À travers ces moments, l'artiste comorien a eu à partager avec d'autres artistes africains sur leurs créations, leurs visions et apprendre les uns des autres, au-delà de la compétition. C'est une coupe qui veut renforcer les liens culturels, valoriser les talents émergents et promouvoir la cohésion entre les peuples à travers la puissance des mots et de la performance.
Kamal Gamal
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