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des Comores

1er Salon du livre Des élèves curieux avec un désir de lecture

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1er Salon du livre   Des élèves curieux avec un désir de lecture © : HZK-LGDC

Le Salon du Livre a ouvert ses portes depuis lundi dernier et les écrivains sont allés à la rencontre des jeunes écoliers dans les différents établissements scolaires. Ils se disent surpris de la pertinence de leurs questions.


L’archipel des Comores a lancé lundi dernier son premier salon du livre Comores Océan Indien. Depuis le coup d’envoi, les écrivains sont allés à la rencontre des élèves pour en parler. Nassuf Djailane, écrivain originaire de Mayotte voit en ce grand rendez-vous littéraire une belle opportunité pour les auteurs comoriens, mais aussi les auteurs de la région de se retrouver ici pour parler de littérature mais aussi de la nécessité de se parler entre eux.  

Mercredi dernier, il est intervenu dans la salle polyvalente de l’Ecole Française autour de ses œuvres : théâtre: Les balbutiements de la louve et Les dits du bout de l'île et nouvelles: L'Irrésistible envie de mordre dans une mangue. « Depuis lundi on est dans des classes et j’ai eu du plaisir à parler à des élèves collégiens et lycéens qui avaient lu ou pas lu mais avec qui j’ai eu plaisir à faire connaissance. Car ce sont mes lecteurs potentiels. C’est important pour un auteur de se savoir lu », montre-t-il.

L’auteur se dit agréablement surpris par la pertinence de leurs questions et de leur désir de lecture. « Il y a en eux un appétit et un désir de savoir, un désir de lecture et de rencontre chez les élèves. Ils sont conscients de ce qui se passe autour d’eux. Ils sont friands, un envie de connaissance et de rencontre. C’est ce que j’ai entendu », poursuit-il, avant d’ajouter que « ils ont aussi une lecture très critique de la vie merdique à laquelle ils font face et la littérature rend compte de cela. Et quelque part ça crée une certaine fraternité entre nous ».

Pour ce premier salon du livre des Comores, cet écrivain mahorais parle d’une littérature comorienne vivante. « Il y a aujourd’hui de plus en plus d’auteurs. Une littérature riche mais il faut lui permettre de vivre. Et la meilleure façon de le faire vivre est d’en parler. Les livres resteront lettre morte si on ne les lit pas. Ça c’est important. Il faut leur donner cet appétit de lecture », avance Nassuf Djailane.

De son côté, Fed Bonnet, un auteur français a parlé de la belle réussite du salon mais aussi du  bon travail d’équipe. « Je suis heureux d’être ici et une chance de présenter mon livre. Un livre traduit en Shikomori », dit-il. Lui aussi a fait deux jours avec les écoliers et il est tombé devant des élèves curieux. « On a constaté qu’il n’y a pas beaucoup de livres et que parfois les salles sont un peu vides mais on voit cet amour de la lecture », ajoute-t-il. Cet écrivain français est là pour présenter aussi son livre « Makao et le collier de Cauris » traduit en Shikomori.

 

Mohamed Youssouf


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